FILLON GATE

 

Mes chers compatriotes,

1- Je plaide coupable

2- J'ai eu le tort de m'inscrire dans des usages politiciens excessifs mais tellement pratiqués que je n'en avais pas assez intégré le caractère indéfendable.

3- Pour ce qui est des sommes perçues et qui, je le reconnais, relèvent du complément de salaire via mon épouse, ma seule défense est que, totalement investi dans mon rôle politique, j'ai pris moi-même en charge la majorité des tâches que j'ai sottement prétendu lui avoir confiées, m'appuyant sur son soutien moral constant mais sans solliciter réellement son appui technique.  Je me suis en quelque sorte abusivement rétribué à travers elle comme mon propre attaché parlementaire et, beaucoup plus contestablement, comme co-député de mon suppléant ensuite. Je reconnais aujourd'hui le caractère regrettable de cette décision.

4- Pour toutes ces raisons, je comprends qu'il soit moralement justifié de demander mon retrait

5- Toutefois, il convient d'être lucide sur la situation politique de la droite si je me retire. Elle va à l'échec.

6- Par ailleurs, mes "turpitudes", ou plus raisonnablement, mes errements,  qui relèvent d'une mauvaise prise en compte de la perception nouvelle des exigences de l'opinion autant, je vous l'ai dit, que d'usages pernicieux que j'ai trop intégrés  et dont le mouvement de rejet dont je suis depuis quelques jours la cible m'a brutalement dévoilé le caractère moralement indéfendable, mes errements donc ne modifient en rien l'analyse de la situation du pays qui m'a conduit à élaborer mon projet présidentiel. 

7- Et ce projet présidentiel, retenu à l'issue d'un vote démocratique portant sur plus de quatre millions d'entre vous, reste le seul de nature à sortir le pays de l'ornière. Le seul.

8- De ce fait, mon absence coûtera plus au pays, beaucoup plus, que les sommes dont on charge, et j'accepte là, devant vous d'en porter le poids, ma conscience. Il y va, non des erreurs d'un homme, mais de l'avenir de la Nation. Cette affaire a été pour moi une très douloureuse prise de conscience. Indépendamment de la justice qui, puisque saisie, suivra son cours, je m'engage ici à titre personnel à rembourser à l'Etat les sommes que l'opinion publique me reproche d'avoir perçues, et je me tourne désormais exclusivement vers le travail et les dernières mises au point d'un programme qui permette au pays de se reprendre  et de se retrouver, dans une société rendue à l'espoir et à l'avenir.

9- Je ne reviendrai désormais plus sur cette affaire. Je reste candidat. La décision finale vous appartiendra en avril et mai prochains.

10- Vive la République et Vive la France

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Voilà ce qu'à peu près Fillon serait ton "dit"

Si tu voulais garder une dernière chance

Un tout petit espoir de n'être pas banni

De la course au flambeau pour piloter la France.

 

Je dis ça pour le fun, le plaisir de plaider.

Dans le fond je m'en tape et je te crois grillé.

Tout, ces temps-ci, c'est sûr, fout le camp, ma bonne dame!

Chacun a oublié ce qu'est la grandeur d'âme.