AutreMonde

22 février 2017

LA LETTRE DE JL MELENCHON AUX ENSEIGNANTS

Mélenchon-2

Avec l'aide d'un journaliste du Gorafi, nous avons pu nous procurer le projet de communication de Jean-Luc Mélenchon à l'ensemble des enseignants, sous forme d'une lettre qui sera distribuée courant mars 2017 dans tous les casiers des salles des professeurs de France et de Navarre. Le candidat de la France Insoumise  y présente le canevas de mise en place d'une période "constituante" de quatre mois, au retour des congés d'été 2017, permettant au système public d'éducation de faire sa révolution et d'affronter, enfin, à terme, les défis du XXI° siècle en s'adaptant à la double exigence démocratique d'une formation solide pour tous et de l'accès de chacun à son niveau optimal d'excellence.

On ne rentrera pas ici dans la critique de ce texte. A chacun de juger.

Il est malgré tout à noter qu'un candidat à l'élection présidentielle décide, enfin, de porter l'attention qu'il mérite au seul projet raisonnable d'avenir: Repenser l'école.

VOICI LE TEXTE  *****************

L'ÉCOLE DE LA VIème RÉPUBLIQUE 

Lorsqu’il impose son calendrier civil (calendrier Julien) en 45 avant J.C., Jules César n’hésite pas à générer en amont une année de la confusion de 445 jours, afin d’obtenir le réajustement  souhaitable qu’a calculé l’astronome Sosigène d’Alexandrie. Rome n’en a pas tremblé.

Il n’est donc pas interdit, à l’abri de cette référence historique, de penser à bousculer l'édifice scolaire pour mieux le reconstruire, au prix d’une année de la confusion, dans les établissements. Dès l'élection présidentielle acquise, j'annoncerai une  pré-rentrée scolaire 2017-2018 de quatre mois -  de septembre à décembre 2017 – Pré-rentrée de Consolidation pour les élèves – Pré-rentrée de Redéfinition du système pour les personnels

Pendant que les élèves seront soumis à un régime de reprise en main de leurs acquis, la structure Education nationale mettra en œuvre une procédure de réflexion collective constituante permettant de définir les formes et les contenus de ses nouvelles pratiques dans une architecture générale à réécrire.

Il y faudra une mobilisation totale des moyens en hommes qui devra aboutir, à partir d'un canevas de principe et de départ mis à la discussion partout, à la première mouture opérationnelle d’une formation initiale repensée, appelée ensuite, pragmatiquement, à évoluer.

Chaque établissement sera donc confronté à une double et difficile exigence. D’une part, assurer, avec des moyens supplémentaires fournis, l’accueil et la consolidation des acquis de sa population scolaire, d'autre part et parallèlement, discuter et préparer cette école du lendemain qui devra connaître une première phase d'application en  janvier 2018.

Les moyens supplémentaires.  Les A.E.C.

Adjoints d’Enseignement de la Consolidation.

 Durant la période des quatre derniers mois de l’année civile 2017, les établissements scolaires pourront s’appuyer, outre leurs personnels en place, sur des adjoints d’enseignement à même de participer à l’encadrement des groupes d’élèves en consolidation, et capables de prendre en charge ceux-ci.

L’objectif de ladite consolidation / remise à niveau portera sur le français, les mathématiques élémentaires, la connaissance du monde comme il va (instruction civique, lois et règlements, vernis historique et contemporain). On partira du principe (probablement illusoire, mais nécessité fait loi) selon lequel la possession de tout diplôme d’enseignement supérieur de niveau au moins égal à "bac+3" ou titre équivalent (école de commerce, école d’ingénieur) est un critère suffisant de compétence. Ce critère simple permettra l’ouverture du recrutement aux fonctions d’AEC à des étudiants comme à des parents d’élèves, qui viendront compléter l’apport prioritairement souhaitable d’enseignants retraités. Le statut sera celui d’un CDD de quatre mois avec, pour souplesse, rétribution au prorata des heures d’encadrement effectuées et maximum hebdomadaire de 24 heures d'encadrement (correspondant à 32 heures de présence, pour des raisons claires de concertation pédagogique). Le taux horaire sera de 1,5 fois celui du SMIC.

Ces AEC travailleront sous la direction et le guidage pédagogique des enseignants en poste.

Le recrutement des AEC se fera à l'échelon local, au niveau de l'établissement, sur la base des candidatures consécutives à la campagne nationale d'information qui sera mise en place par le Ministère.

Sous la responsabilité des chefs d’établissement, les équipes pédagogiques devront faire le bilan de leurs moyens à partir du principe de fonctionnement que je viens de poser, sollicitant les postes d'AEC attribués (partageables entre plusieurs intervenants) à hauteur de 32 heures hebdomadaires de présence active, dont au plus 24 heures consacrées à la consolidation des acquis des élèves.

Quid des obligations de service des titulaires sur la période? 

Il est évident que face à la double exigence indiquée, la sollicitation des équipes pédagogiques ne saurait se satisfaire des obligations de services usuelles. Les titulaires, sommés de s’investir d’une part dans l’encadrement de la consolidation des acquis des élèves comme de l’effort guidé des AEC, et d’autre part dans les réflexions au niveau de l’établissement nécessitées par la perspective du renouvellement complet du métier dont le 1er janvier 2018 marquera le début de la première étape, verront à titre provisoire leurs obligations de présence active portées, pour quatre mois, à 32 heures hebdomadaires, dont au maximum 12 heures d'encadrement direct de la consolidation des acquis

Les corps d’inspection seront évidemment mobilisés sans réserve, à l'exclusion de toute autre tâche, sur toute la période afin d’assurer sur l’ensemble des établissements l’observation et la circulation de l’information .

Il faudra jouer à fond la carte de l’autonomie pédagogique des établissements qui sera quoi qu’il en soit une dimension importante de la refonte envisagée. Du coup, le rôle des chefs d’établissement dans le déroulement des opérations sera essentiel et une procédure de motivation, soutien guidé, cadrage sera nécessaire. On n’échappera pas à un calendrier contraignant d’étapes administratives mais il faudra justement qu’à l’intérieur, s’agissant de l’analyse critique et du remaniement du pré-projet « 2018 et sq » qui sera immédiatement diffusé, les équipes pédagogiques soient entièrement libres de leurs réflexions et de leurs conclusions.

Schéma de principe de recomposition des cursus – Base de discussion de départ.

Philosophie proposée de la reconstruction des formations.

Préalable : Définition (nationale) du champ des contenus.

Relecture groupée de l'ensemble des programmes actuels.

Redéfinition/redistribution/réécriture  des contenus de cet ensemble sous forme d'unités de valeur (UV) enchaînées/emboîtées, chacune associée à un champ limité de connaissances et d'acquis couvrant de 20 à 40 heures d'enseignement.

C'est le Codex de la formation initiale.

MCSO: sous-ensemble du Codex désigné comme Minimum Culturel de la Scolarité Obligatoire.

MCSS: sous-ensemble du Codex désigné comme Minimum Culturel de la Scolarité Secondaire.

Progressions .

Organisation des progressions-élèves sur deux axes et deux mi-temps: axe/mi-temps collectif et axe/mi-temps individuel.

Axe/mi-temps collectif : au sein d'un groupe-classe homogène en âge; activités de mise en commun des compétences et acquis hétérogènes; apprentissages de la cohésion collective et du vivre ensemble. La progression selon cet axe est continue. Pas de redoublement.

Axe/mi-temps individuel : au sein de groupes évolutifs, homogènes en connaissances et compétences, sans critère d'âge, UV du Codex par UV du Codex. La progression selon cet axe s'effectue individuellement, en fonction de la validation des UV qui sont indépendantes et peuvent être redoublées en tant que de besoin.

Acquisition/Validation des MCSO/MCSS : prioritaire et obligatoire au terme de chaque cursus (Obligatoire / Secondaire). Les MCS sont calibrés pour ne présenter de difficulté qu'aux cas pathologiques qui relèvent alors d'une prise en charge autre.

UV hors MCS: choix individuel optionnel en fonction des goûts, des talents, des projets.

Evaluation-bilan terminal en fin de cursus.

Au terme des cursus, l'ensemble des UV validées (MCSO-S + Options) définit le profil individuel d'excellence de l'élève, passeport pour la poursuite d'études ou l'entrée dans la vie active. Les examens nationaux (DNB, Baccalauréats) sont supprimés. Les structures aval définissent leurs critères de recrutement sur la base des UV du Codex.

Tâches nationales préparatoires .

Le CSP (Conseil Supérieur des Programmes) et le réseau des auteurs de manuels seront  sur le pont dès l'élection présidentielle acquise pour s’attaquer à la question de l’atomisation en micro-modules du champ des connaissances et des acquis de la formation initiale, jusqu’au niveau bac (le Codex). Une première version de cette atomisation devra être adressée aux établissements au plus tard le 1er décembre 2017, afin d’être portée à la connaissance des équipes pédagogiques et de devenir opérationnalisable au 1er janvier 2018.

Autre tâche confiée aux mêmes acteurs: l’élaboration d’une batterie-type de tests pour les évaluations de septembre 2017 en Français, Mathématiques et Compétence citoyenne (le monde comme il va). Livraison: avant le 14 juillet 2017 pour mise à la disposition des établissements en temps et en heure. Chaque test (d’une durée de passation standard de 1,5 h; il en faudra 5 pour chaque discipline testée) sera imprimé au niveau de l’établissement, avec cartouche nom-prénom-date de naissance sur la première page, sur feuille perforée au format A4.  Après passation, au fur et à mesure de la correction, les différentes feuilles seront rassemblées pour chaque élève dans un classeur individualisé. Une fiche-bilan terminale rejoindra in fine ce classeur attestant du niveau d’acquis / (in)compétence de l’élève et  permettant de déterminer dans chacune des trois disciplines testées son groupe de consolidation. Les tests s’intégreront naturellement à l’emploi du temps standard de la période.

L’emploi du temps standard de la période de consolidation ?

On travaillera sur un principe de trois tiers temps quotidiens de consolidation - Français, Mathématiques, Compétence citoyenne (Le monde comme il va, concept de fait élargi qui inclura des notions élémentaires d’histoire, géographie, physique, chimie, svt, éducation artistique, globish) – tiers temps auxquels (c’est un peu pagnolesque, mais …) s’ajouteront un quart temps de développement physique et une heure optionnelle.

Schéma :

à/p 8h :                Accueil des élèves

9h - 10h30 :         Temps 1

10h30 - 11h :        Pause

11h - 12h30 :        Temps 2

12h30 - 14h :       Repas + Pause

14h - 15h30 :       Temps 3

15h30-16h :         Pause

16h - 17h30 :       Temps 4

17h30-18h :         Pause

18h - 19h :           Heure optionnelle.

Où :

{Temps1, Temps2, Temps3, Temps 4} = {EPS, Fran., Comp. Cit., Maths}

Où : Heure optionnelle = Pause / Consolidation Langue vivante

Contexte :

- Les disciplines ne sont pas sur des créneaux figés. Rotations.

- Volonté d’accueillir / encadrer les élèves de 9h à 18h

- Les créneaux 8h-9h et 18h-19h sont à l’initiative des établissements et selon leurs possibilités.

Pour lancer toute l’affaire, il faut prévoir un travail collectif spécifique de concertation-préparation des Corps d’inspection et DSDE dans la semaine du 21/8/2017 au 25/8, suivi d’un travail analogue des DSDE et chefs d’établissement dans la semaine du 28/8 au 1/9 … sachant qu'ils seront informés dès l'élection présidentielle acquise et devront commencer à réfléchir au projet immédiatement.

De toute façon, il y aura des échanges préalables, éventuellement un calendrier improvisé (selon les circonstances) en juin/ juillet, quoi qu'il en soit de leurs charges habituelles sur la période.

La recherche-recrutement des AEC devra être achevée pour l’essentiel au 13/7/2017, même si quelques compléments peuvent intervenir jusqu’au 1/9. Il faudra lancer la campagne d'information tout de suite.

Les tests dans les établissements seront passés dans la semaine du 4/9 au 8/9 pour une répartition des élèves en groupes de compétence effective le 11/9 au matin, ce qui supposera une sorte de mobilisation générale des équipes pédagogiques et des AEC pendant le week-end des 9/9 et 10/9 pour la correction-exploitation des tests.

Les contenus de la consolidation?

Les contenus de la consolidation seront laissés à la discrétion des équipes pédagogiques. Ils seront adaptés aux niveaux de compétence / incompétence évalués et aux groupes formés sur cette base.

Aucune ambition élitiste dans cette période.

L’objectif est de cerner les manques et d’y remédier.

Dans les groupes d’excellence, il suffira de viser l’entretien des acquis, mais on laissera la porte ouverte, bien entendu, au cas où les responsables de groupe estimeraient qu'on peut faire plus. Le but évident n'en sera pas moins pour beaucoup la remise à  niveau. Ainsi, en mathématiques, la connaissance parfaite et par tous des tables de multiplication, comme l’aisance en calcul mental et ordres de grandeur, la proportionnalité, les pourcentages, seront prioritaires.

Etablissement par établissement, groupe de compétence par groupe de compétence, les équipes en place définiront la méthodologie et piloteront les AEC dans une démarche dialoguée. 

Les méthodes de consolidation ?

Elles seront à  l'entière  discrétion des équipes pédagogiques, en pilotage dialogué avec les AEC.

En fait il y aura deux mots d'ordre: Liberté et Dialogue!     

      Liberté       Dialogue

Et dans cet esprit, il faut absolument dire et redire aux équipes, chefs d'établissement en tête, qu'il est temps de sortir de l'infantilisation et de prendre des initiatives à l'intérieur des moyens alloués.

Les groupes de consolidation seront d'effectif aussi réduit que possible, en aucun cas supérieur à 20 et si possible de l'ordre de 12 à 15. Là aussi, effectif adapté au profil même du groupe, proportionnellement en quelque sorte au niveau mesuré de la compétence et des acquis .

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09 février 2017

CURSUS DE LA SCOLARITÉ OBLIGATOIRE.


Platon

Jules Ferry

Jean Zay

Edgar Faure

 

 

 

De Platon à Edgar Faure, en passant par Jules Ferry et Jean Zay (tiens, j'ai oublié Condorcet)  je me suis parfois demandé quel aurait pu être l'initiateur de la réforme de l'Education Nationale dont nous ne cessons d'avoir besoin.

Pourquoi Edgar Faure?

J'ai gardé de cette intelligence brillante le souvenir qu'il a été le dernier à avoir la carrure du poste, au milieu des événements de Mai 68. Sa souplesse conceptuelle le laissait ouvert à toutes les solutions et je suis certain qu'aujourd'hui, ses capacités d'invention feraient merveille. Ses successeurs n'ont guère été convaincants .........

En attendant, nos candidats présents pour les présidentielles du printemps me semblent collectivement peu portés sur l'élucubration éducative et je le déplore. Bien que ramasser trop sa pensée, ce soit la simplifier au risque du simplisme, je leur aurais volontiers soumis le petit résumé suivant, sur le sujet qui ne me quitte pas et dont je me demande encore jusques à quand il va ne pas me lasser.

classe

Définition (nationale) du champ des contenus.

Relecture groupée de l'ensemble des programmes actuels de l'école élémentaire, du collège, et de la classe de seconde générale.

Redéfinition/redistribution/réécriture  des contenus de cet ensemble sous forme d'unités de valeur (UV) enchaînées/emboîtées, chacune associée à un champ limité de connaissances et d'acquis couvrant de 20 à 40 heures d'enseignement.

C'est le Codex de la scolarité obligatoire.

MCS: sous-ensemble du Codex désigné comme Minimum Culturel de Socialisation.

SCOLARITÉ OBLIGATOIRE.

C'est le bloc 6 ans – 16 ans.

La porter "jusqu'à 18 ans " sera provisoirement laissé de côté

Progression sur 10 ans. 10 niveaux: C1 - C2 -  ……. - C9 - C10

Organisation des progressions sur deux axes et deux mi-temps: axe/mi-temps collectif et axe/mi-temps individuel.

Axe/mi-temps collectif : groupe-classe homogène en âge; activités de mise en commun des compétences et acquis hétérogènes; apprentissages de la cohésion collective et du vivre ensemble. La progression selon cet axe est continue de C1 à C10. Pas de redoublement.

Axe/mi-temps individuel : groupes évolutifs homogènes en connaissances et compétences, sans critère d'âge, UV du Codex par UV du Codex. La progression selon cet axe s'effectue individuellement, en fonction de la validation des UV qui sont indépendantes et peuvent être redoublées en tant que de besoin.

Acquisition/Validation du MCS : prioritaire et obligatoire au terme du cursus. Le MCS est calibré pour ne présenter de difficulté qu'aux cas pathologiques qui relèvent alors d'une prise en charge autre.

UV hors MCS: choix individuel optionnel en fonction des goûts, des talents, des projets.

BILAN INDIVIDUEL D'EXCELLENCE .

Au terme du cursus, l'ensemble des UV validées (MCS + Options) définit le profil individuel d'excellence de l'élève, passeport pour la poursuite d'études ou l'entrée dans la vie active.

CORPS ENSEIGNANT .

Recrutement national.

CAPESO: Certificat d'Aptitude au Professorat des Enseignements de la Scolarité Obligatoire

Deux options: CAPESO-G (Généraliste) et CAPESO-S (Spécialité)

CAPESO-G : Licence (3 ans) + Master Généraliste (2 ans) 

CAPESO-S : Licence (3 ans) + Master de Spécialité (2 ans)

CAPESO-G : pour prise en charge de l'axe/mi-temps collectif

CAPESO-S : pour prise en charge des UV de l'axe/mi-temps individuel

ÉTABLISSEMENTS  .

Reconfigurés, recalibrés, rénovés pour un accueil en continu des élèves (encadrés) et des enseignants (encadrants) de 9h à 18h,  5j/7. Salles de travail dédiées pour les groupes-classes, salles réservées aux UV, salles de repos, salles de réunion, installations sportives, bibliothèque, CDI, bureaux individuels en open space (enseignants), moyens informatiques et bureautiques, restauration.

Suppression de la notion d'éducation prioritaire au profit d'une redéfinition générale, sans particularisation des moyens,  des établissements comme acteurs de la construction du tissu social, au sein d'une politique de la ville à ressaisir. 

OBLIGATIONS :

Obligation de présence des élèves : totalité de l'horaire (4,5x9h à 5x9h car demi-journée optionnelle du mercredi) avec garantie d'encadrement toutes activités (cours, travail personnel, soutien, …)

Obligations de service des enseignants : de 28 à 32 heures de présence hebdomadaire dont de 12 à 16 heures effectives de cours et le reste en tâches personnelles de préparation des séquences d'enseignement, de réflexion d'équipe, d'encadrement éducatif, d'écoute, de dialogue.

TRAITEMENTS .

Salaire de début de carrière: 2,5 SMIC

Avancement uniforme: + 0.25 SMIC tous les 5 ans; 4 fois

Salaire de fin de carrière : 3,5 SMIC.

Pas de Hors-Classe

GOUVERNANCE DES ÉTABLISSEMENTS :

Les établissements sont autonomes, maîtres de l'organisation de leurs moyens matériels et humains dans un cadre national bornant, sans rigidité.

Chef d'établissement : Elu localement par l'ensemble des enseignants en poste, et au sein de cet ensemble, sur le projet-programme d'établissement qu'il porte, pour un mandat de trois ans renouvelable une seule fois en continu.

Chef d'établissement-adjoint : Représentant de l'administration centrale. Recruté sur concours national.

ÉQUILIBRE DE L'ANNÉE SCOLAIRE .

Rythme de base de principe: 5 semaines de classe + 1 semaine de vacances

Suppression des zones

Gestion de l'année scolaire sur le principe de 40 semaines de classe effectives et 12 semaines de vacances, dont 6 semaines d'été en continu (14 Juillet/ 1er septembre).

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06 février 2017

SE FAIRE L'AVOCAT DU DIABLE , OU LE NÈGRE DE L'ACCUSÉ …

FILLON GATE

 

Mes chers compatriotes,

1- Je plaide coupable

2- J'ai eu le tort de m'inscrire dans des usages politiciens excessifs mais tellement pratiqués que je n'en avais pas assez intégré le caractère indéfendable.

3- Pour ce qui est des sommes perçues et qui, je le reconnais, relèvent du complément de salaire via mon épouse, ma seule défense est que, totalement investi dans mon rôle politique, j'ai pris moi-même en charge la majorité des tâches que j'ai sottement prétendu lui avoir confiées, m'appuyant sur son soutien moral constant mais sans solliciter réellement son appui technique.  Je me suis en quelque sorte abusivement rétribué à travers elle comme mon propre attaché parlementaire et, beaucoup plus contestablement, comme co-député de mon suppléant ensuite. Je reconnais aujourd'hui le caractère regrettable de cette décision.

4- Pour toutes ces raisons, je comprends qu'il soit moralement justifié de demander mon retrait

5- Toutefois, il convient d'être lucide sur la situation politique de la droite si je me retire. Elle va à l'échec.

6- Par ailleurs, mes "turpitudes", ou plus raisonnablement, mes errements,  qui relèvent d'une mauvaise prise en compte de la perception nouvelle des exigences de l'opinion autant, je vous l'ai dit, que d'usages pernicieux que j'ai trop intégrés  et dont le mouvement de rejet dont je suis depuis quelques jours la cible m'a brutalement dévoilé le caractère moralement indéfendable, mes errements donc ne modifient en rien l'analyse de la situation du pays qui m'a conduit à élaborer mon projet présidentiel. 

7- Et ce projet présidentiel, retenu à l'issue d'un vote démocratique portant sur plus de quatre millions d'entre vous, reste le seul de nature à sortir le pays de l'ornière. Le seul.

8- De ce fait, mon absence coûtera plus au pays, beaucoup plus, que les sommes dont on charge, et j'accepte là, devant vous d'en porter le poids, ma conscience. Il y va, non des erreurs d'un homme, mais de l'avenir de la Nation. Cette affaire a été pour moi une très douloureuse prise de conscience. Indépendamment de la justice qui, puisque saisie, suivra son cours, je m'engage ici à titre personnel à rembourser à l'Etat les sommes que l'opinion publique me reproche d'avoir perçues, et je me tourne désormais exclusivement vers le travail et les dernières mises au point d'un programme qui permette au pays de se reprendre  et de se retrouver, dans une société rendue à l'espoir et à l'avenir.

9- Je ne reviendrai désormais plus sur cette affaire. Je reste candidat. La décision finale vous appartiendra en avril et mai prochains.

10- Vive la République et Vive la France

 *********************************

Voilà ce qu'à peu près Fillon serait ton "dit"

Si tu voulais garder une dernière chance

Un tout petit espoir de n'être pas banni

De la course au flambeau pour piloter la France.

 

Je dis ça pour le fun, le plaisir de plaider.

Dans le fond je m'en tape et je te crois grillé.

Tout, ces temps-ci, c'est sûr, fout le camp, ma bonne dame!

Chacun a oublié ce qu'est la grandeur d'âme.

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31 janvier 2017

BRUIT DE FOND POLITIQUE

                     Valls-Hamon

                                       Charlie Hebdo

 

J'aurais préféré Valls. C'est donc Hamon. Il ne me paraît pas avoir l'épaisseur du rôle et son affaire de revenu universel ne me convainc pas. J'ai adoré la décapante couverture de Charlie Hebdo et son slogan! Ce sera à suivre....

 Valls va sans doute reprendre ses billes et commencer à penser à 2022.

Jean-luc-melenchon

Laurent Bouvet, professeur à l'Université de Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines, estampé politologue, dont je suis régulièrement l'actualité sur Facebook, conseillait l'autre jour de regarder la vidéo d'un quelconque meeting de Jean-Luc Mélenchon pour prendre conscience de ce que dans la manière, il apportait de nouveau. Ce que j'ai fait. J'ai globalement plutôt Mélenchon à la bonne, mais je n'ai pas été convaincu. Déjà, le petit épisode du vouvoiement avec Cohn-Bendit a souligné sa prétention récente (semble-t-il)  et qui s'est là manifestée de façon ridicule, à sortir de la familiarité, au moins sur les plateaux de télévision. Et en meeting, son cabotinage m'a paru difficilement supportable. Autosatisfaction et techniques du stand-up. Il a tout compris, il sait démonter toutes les magouilles, les milliards naissent sous ses pas pour réaliser ses objectifs, Bruxelles est rempli de rapaces avides et incompétents à qui il promet de faire la leçon, mettant la banque centrale dans l'obligation de lui signer les chèques qu'il demandera, etc. Trop de cinéma. Dommage.

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Les Fillon en deuil, c'est bien le moins avec les affaires qui sortent. Je ne crois pas un instant à la réalité des tâches de la discrète Pénélope, née Clarke. Elle a trop incarné l'éloignement des activités politiques de son mari pour se révéler soudain femme de l'ombre y agissant à temps plein . Sans parler de cette histoire de conseillère littéraire bidon à la Revue des deux mondes. La seule chose qui ne soit pas bidon, là-dedans, c'est le montant des salaires. Mazette! Ce qui m'étonne beaucoup, c'est que les médias ne soulignent pas à quel point il y a une manipulation de l'épouse, sorte de femme de paille, pour faire rentrer dans le budget du ménage des compléments importants. Dans cette histoire, ce n'est pas l'épouse de François Fillon qu'on paie, c'est le couple Fillon qui s'engraisse. Très regrettable. Et, sans doute naïvement, très inattendu!

Macron

Keyser Söze

 Sur libération.fr, hier, un sans abri du canal St-Martin commentait les perspectives de l'élection présidentielle. Et concernant Macron, il voyait en lui une réincarnation de Keyser Söze, le héros machiavélique du film Usual Suspects, incarné par Kevin Spacey : «Il va nous raconter une histoire avec un programme fourre-tout et dans les cinq dernières minutes on va se rendre compte que le mec nous a baisés !» Qui sait? Je ne parviens pas, pour le moment, à me construire une idée crédible de ce trublion qui reste pour moi sorti comme un lapin d'un chapeau et provoque un assez stupéfiant mouvement d'ensemble.

Le petit joueur de flute (Grimm)

Et si c'était le petit joueur de flûte des contes de Grimm qui emmène derrière lui tout le monde vers la noyade?

Marine Le Pen

Quant au couple infernal Marine Le Pen – Florian Philippot, rien d'autre à dire que la crainte de les voir réussir mêlée à la certitude qu'ils n'y parviendront pas. Sinon, cela fait deux fois, en ce début de 2017, que faisant un footing matinal autour du jardin du Luxembourg encore fermé, vers 7h30-7h45, sur le trottoir du Sénat, je croise Florian Philippot, sanglé dans son imperméable bleu foncé, écharpe au cou, l'air pressé d'un qui se rend à un rendez-vous. Interview médiatique dans quelque station de radio en vue? C'est un piéton qui ne fait pas mauvaise impression.

Comme quoi, les apparences …. 

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18 janvier 2017

ELEMENTS SIMPSON (VII)

NUMÉRATION EN BASE b

Examinons quelques entiers naturels : 3; 47; 265; 1987; 21005

Sans le crier sur les toits, ils sont écrits en base 10, c'est-à-dire qu'ils sont codés conventionnellement comme sommes de puissances de 10.

On sait la convention : 100 = 1 (valable pour tout entier b non nul : b0 = 1)

On sait : 101 = 10; 102 = 10x10 = 100; 103 = 10x10x10 = 1000; etc.

On peut alors remarquer que :

3 = 3x100

47 = 4 x 101 + 7 x 100

265 = 2 x 102 + 6 x 101 + 5 x 100

1987 = 1 x 103 + 9 x 102 + 8 x 101 + 7 x 100

21005 = 2 x 104 + 1 x 103 + 0 x 102 + 0 x 101 + 5 x 100

etc.

Il me semble que le codage s'installe assez clairement tout seul.

Ainsi, le nombre entier M, avec  :

M = C x 105 + D x 104 + E x 103 + F x 102 + G x 101+H x 100

Et : 0<C<10 ;  0≤ { D,E,F,G,H} <10

S'écrit, en base 10 :       CDEFGH

Que représentent C,D,E,F,G,H pour M?

Ou : comment les obtient-on à partir de M?

Il suffit de procéder par divisions (euclidiennes) successives. 

Rappel de la division euclidienne :

a et b étant deux entiers naturels quelconques, b étant différent de 0,  il existe et d'une seule façon deux entiers naturels q et r tels que : a = bxq+r , avec 0≤r<b ; q est le quotient, r est le reste.

Dans l'égalité de la division euclidienne, a est le dividende et b est le diviseur.

Ainsi, ici, on commencera par diviser M par 10, obtenant : M = 10Q1 + H

Il suffit pour s'en persuader de remarquer que tel que donné ci-dessus: 

M = 10(C x 104 + D x 103 + E x 102 + F x 101 + G) +H

Etc.

La division euclidienne de Q1 par 10 donnera:  Q1 = 10Q2 + G

La division euclidienne de Q2 par 10 donnera : Q2 = 10Q3 + F

La division euclidienne de Q3 par 10 donnera : Q3 = 10Q4 + E

La division euclidienne de Q4 par 10 donnera : Q4 = 10Q5 + D

La division euclidienne de Q5 par 10 donnera : Q5 = 10x0 + C

C,D,E,F,G,H sont donc les restes successifs de divisions euclidiennes, poursuivies jusqu'à obtenir un quotient égal à 0: division de M par 10, puis du quotient par 10, puis du nouveau quotient par 10, etc.

CAS GÉNÉRAL, BASE b .      

On peut sur le même principe, étant choisi un entier non nul b, essayer de le décomposer en combinaison de {1=b0, b=b1, b2, b3, b4, …..}.

Ainsi, le nombre entier M, avec  :

M = C x b5 + D x b4 + E x b3 + F x b2 + G x b1+H x b0

Et : 0<C<b ;  0≤ { D,E,F,G,H} <b

S'écrit, en base b :         CDEFGH

Comment obtient-on { C,D,E,F,G,H} à partir de M?

Il suffit de procéder par divisions (euclidiennes) successives comme pour la cas de la base 10. Le principe est exactement le même.

Ainsi, ici, on commencera par diviser M par b, obtenant : M = bQ1 + H

Il suffit pour s'en persuader de remarquer que tel que donné ci-dessus: 

M = b(C x b4 + D x b3 + E x b2 + F x b1 + G) +H

Et donc : Q1 = C x b4 + D x b3 + E x b2 + F x b1 + G

Etc.

La division euclidienne de Q1 par b donnera:  Q1 = bQ2 + G

La division euclidienne de Q2 par b donnera : Q2 = bQ3 + F

La division euclidienne de Q3 par b donnera : Q3 = bQ4 + E

La division euclidienne de Q4 par b donnera : Q4 = bQ5 + D

La division euclidienne de Q5 par b donnera : Q5 = bx0 + C 

C,D,E,F,G,H sont donc les restes successifs de divisions euclidiennes, poursuivies jusqu'à obtenir un quotient égal à 0: division de M par b, puis du quotient par b, puis du nouveau quotient par b, etc.

Donnons un exemple.

Comment s'écrit en base 7, M qui s'écrit 1156 en base 10?

1156 = 7x165 + 1

165 = 7x23 + 4

23 = 7x3 + 2

3 = 7x0 + 3                

Bilan, en base 7, M s'écrit : 3241

On pourrait noter, avec la base en indice terminal  : 115610 = 32417 

Autre exemple : toujours M mais en base 9 cette fois.

1156 = 9x128 + 4

128 = 9x14 + 2

14 = 9x1 + 5

1 = 9x0 + 1

                                   Bilan : 115610 = 15249

Etc.

Ecriture en base 2 (binaire) .

Il est clair qu'en base, les restes calculés ne pourront être que 0 ou 1. Et donc, l'écriture en base 2 d'un nombre entier quelconque ne sera qu'une suite de 1 et de 0.

Ainsi :

1156 = 2x578 + 0

578 = 2 x 289 +   0

289 = 2 x 144 + 1

144 = 2 x 72 + 0

72 = 2 x 36 + 0

36 = 2 x 18 + 0

18 = 2 x 9 + 0

9 = 2 x 4 + 1

4 = 2 x 2 + 0

2 = 2 x 1 + 0

1 = 0 x 2 + 1                 D'où finalement : 115610 = 100100001002

Ecriture en base 16 (Hexadécimale) .

On se heurte en base 16 au problème de la représentation des restes supérieurs ou égaux à 10 puisqu'ils peuvent prendre toute valeur de 0 à 15 et qu'on ne doit les coder que sur un seul symbole, naturellement un chiffre, de 0 à 9, mais après?

On tourne l'affaire avec une convention de codage allant chercher pour continuer les lettres de l'alphabet :

10=A; 11=B; 12=C; 13=D; 14=E; 15=F.

Essai avec 1156 :

1156 = 16x72 + 4

72 = 16x4 +  8

4 = 16x0 + 4                         … et : 115610 = 48416

On n'a pas eu besoin de lettres. Mais, par exemple 4345810 ?

43458 = 16 x 2716 + 2

2716 = 16 x 169 + 12

169 = 16 x 10 + 9

10 = 16 x 0 + 10            … et : 4345810 = A9C216

La méthode de mise en place (l'algorithme) de l'écriture en base b telle que décrite se transpose facilement en programme pour calculatrice de type lycée (j'utilise une vieille TI 82).

Je reformalise l'algorithme en termes généraux. La traduction-machine se fera selon les modèles.

M, entier à transcrire (il sera saisi en base 10)

B, la base de numération retenue

L la liste des termes successifs de l'écriture de M en base b

Q, I, K entiers

Saisir M

Saisir B

Q reçoit M

I reçoit 1                      (c'est un compteur; il rangera les restes successifs)

Tant que Q ≠ 0 Faire

Q reçoit Int(M/B)

L(I) reçoit M-BxQ         (L(I) est le reste de la Iième division)

M reçoit Q

I reçoit I+1

Fin Tant que

I reçoit I-1                    ( I a un cran de trop en sortie de boucle Tant que)

Pour K de I à 1, avec pas de -1, afficher L(K)    

Fin Pour

On peut jouer à faire tourner tel quel le programme obtenu pour les bases de 2 à 9.

Les nombres étant donnés en base 10, on passe ...  le programme fonctionne bien sûr et redonne ... la même écriture. 

Il faut au-delà (B ≥11) , se donner les codes de notation pour les restes {10, …, B-1}. On a vu le cas de la numération hexadécimale. On peut vouloir généraliser. L'utilisation exhaustive de l'alphabet permet de traiter sur ce modèle les bases jusqu'à b=36. Mais il faut alors penser à introduire un répertoire des codes retenus. Ce n'est pas la mer à boire.

Contentons-nous de permettre à b les valeurs {11; 12; 13; 14; 15;16}

On introduit une liste P avec, de 1 à 10, P(i) = i-1, puis : P(11)=A, P(12)=B, P(13)=C, P(14)=D, P(15)=E, P(16)=F.

L'algorithme ci-dessus, deviendra:

M, entier à transcrire (il sera saisi en base 10)

B, la base de numération retenue

L la liste des termes successifs de l'écriture de M en base B

P la liste des codes

Q, I, K, R entiers

Saisir M

Saisir B

Q reçoit M

I reçoit 1                      (c'est un compteur; il rangera les restes successifs)

Tant que Q ≠ 0 Faire

Q reçoit Int(M/B)

R reçoit M-BxQ    (R est le reste de la Iième division)

L(I) reçoit P(R+1)

M reçoit Q

I reçoit I+1

Fin Tant que

I reçoit I-1                    ( I a un cran de trop en sortie de boucle Tant que)

Pour K de I à 1, avec pas de -1, afficher L(K)    

Fin Pour

On pourra s'amuser ainsi à contrôler rapidement, à l'aide du programme :

569810 = 212110013 = 422146 = 77319 = 336A12

 

 

Chiens ahuris

 

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08 janvier 2017

LA SEULE EXACTITUDE (II) – Alain Finkielkraut

Vuillard-Elégante

Cette Élégante, peinte vers 1891-1892 par Edouard Vuillard, Alain Finkielkraut l'a dit lors d'une rencontre télévisée avec Daniel Cohn-Bendit, c'est pour lui beaucoup de la France, et peut-être, la France. L'idée est aussi charmante que le tableau, et on le comprend. Il attache beaucoup d'importance à la galanterie française et n'apprécie guère les dérives d'un féminisme exacerbé qui en vient à en contester les plus civiles manifestations. On le comprend de nouveau.

Et on en trouve des traces dans La seule exactitude.

Il y a dans l'ouvrage, ainsi, des retours incessants à quelques idées qui structurent sa lecture du monde comme il va et où la fraîcheur du tableau de Vuillard, en arrière-plan, pose une note inattendue et apaisante.

Il ne saurait être question de reprendre un par un les soixante-dix articles du livre pour les discuter. Je ne ferai que quelques remarques, en essayant de repérer les obsessions récidivantes, non, le vocabulaire est trop péjoratif, les idées-forces.

Alain Finkielkraut, de fait, a de notre société une vision où dominent, dans le champ de cette préoccupation constante qu'est le débat sur l'immigration, deux partis, le parti du sursaut et le parti de l'Autre. Et il s'inscrit dans le premier. C'est une inscription qui lui vaut d'être taxé de réactionnaire, quand son souci est avant tout de conserver la culture qui l'a construit, de la protéger contre les délitements de l'époque, avec, c'est vrai, sans doute beaucoup de difficultés à accepter celle-ci et à tâcher d'en sauver les aspects positifs.

Le parti de l'Autre, dont Edwy Plenel, patron de Médiapart, est à ses yeux une figure de proue, c'est le parti des antiracistes radicaux qui en arrivent, en brandissant le drapeau de la comptine rousseauiste de l'assassin innocent et de la faute au système, à vouloir rendre invisible la diversité humaine, et partant, à nier toutes les difficultés dont cette diversité est porteuse dans un vivre ensemble qui prétend intégrer le flux continu des nouveaux arrivants.

Dans ce mouvement, il voit s'associer tant le journal Le Monde, qu'il désigne néologiquement (en le moquant) comme le quotidien de la rebellitude, que les sociologues dont il voit les doctes analyses relever surtout de l'aveuglement.

Il y a là selon lui tout un courant qui se caractérise par une méconnaissance résolue de la nouveauté du présent, un déni du réel, dans lequel peuvent se retrouver la terrible prégnance d'un passé où le colonialisme, les années trente, Auschwitz, Vichy constituent d'accablantes références de nature à engendrer des réflexes de rejet de tout ce qui pourrait s'interpréter comme le début d'un indice de retour à ces errements (Alain Finkielkraut évoque le désir éperdu de ne pas être hitlérien). La vérité du jour, dit Finkielkraut, étant impensable, on s'attache, pour se rassurer, à la penser avec les vieux cadres, d'où le succès des références aux années 30. Le résultat étant un fuite résolue devant les exigences de la situation et les problèmes nouveaux posés par un flux immaîtrisé d'arrivées comme par des actions terroristes violentes auxquelles on finit par trouver des explications à dominante sociologique. Le résultat combinant même des attitudes de soumission repentante aux exigences de l'Autre avec une référence à l'appeasement anglo-saxon, celui qui a conduit Neuville Chamberlain à Munich en 1938.

Conchita Wurst

Par moment, les questions sociétales l'étouffent. Le "Il est interdit d'interdire de Mai 68" a débouché sur un délitement du social adossé à la primauté du vouloir égoïste (il anglicise : I know want I want and I want it now), sur l'abandon de la règle "Un homme, ça s'empêche" qui servait de ligne de conduite au père d'Albert Camus, et à travers la technicisation du réel, sur un refus du donné et la prétention de dépasser les bornes naturelles pour être non ce qu'on est né, mais ce qu'on veut, parent homosexuel ou, abandonnant son sexe pour un genre, Conchita Wurst.  Et la gauche, pense-t-il, n'est pas pour rien dans ces affaissements.

Et puis la mort lente de la langue, les effondrements de la culture, l'inaptitude de l'école à défendre l'une et l'autre, à introduire les élèves dans notre vieille civilisation, le laxisme du baccalauréat, la révocation de la promesse d'ouvrir au plus grand nombre le trésor des humanités et l'héritage de la noblesse du monde dédaigneusement rejeté, la vacuité de l'art contemporain, lui font voir dans le présent l'annonce d'un effritement de l'avenir.

 

Je ne fais ici qu'un bilan superficiel (et partiel) d'un livre dont le pessimisme épuisé ne doit pas cacher la pertinence. Mécontemporain essentiel, comme il le dit de Péguy, Alain Finkielkraut mérite d'être lu deux fois pour être (presque) entièrement compris. Il a un redoutable sens de la formule et son analyse porte, qui sonne la plupart du temps vrai. Je n'ai pas évoqué, en tant que telle, sa lecture des questions juives ou arabo-musulmanes, presque constamment sous-jacente,  tant on sent chez lui, d'abord, le souci de la sauvegarde d'une civilisation, d'une culture européenne dont il voit la mort programmée. Et j'ai laissé de côté deux chapitres "à part" consacrés l'un à Heidegger, l'autre à Péguy. J'y reviendrai peut-être. Ou pas. Mais je veux souligner combien ma première approche de son livre a été corrigée par la seconde et combien la réflexion personnelle gagne, à se pencher studieusement sur la sienne.  

Réfléchir

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06 janvier 2017

ÉLÉMENTS SIMPSON (VI)

La mort d'Archimède .

    Archimède  Mort d'Archimède

Archimède, l'homme de la poussée (schématiquement : Tout corps plongé dans un fluide (liquide, gaz)  subit une poussée de bas en haut égale au poids du fluide déplacé) est mort en 212 avant JC, lors de la prise de Syracuse par les troupes du général romain Marcellus (2ième guerre punique). Marcellus avait donné l'ordre d'épargner le savant, vieillard célèbre dans toute l'antiquité scientifique, alors âgé de 75 ans. Mais un soldat  qui ne l'avait pas reconnu lui a passé son épée en travers du corps.

Archimède, c'est Eurêka! (ηὕρηκα!), ce "J'ai trouvé!" qu'on lui a prêté (Vitruve – 1er siècle avant JC), courant nu, jailli de sa baignoire, pour aller apprendre au tyran de Syracuse qu'il venait de résoudre le problème que l'autre lui avait posé: "Ma couronne est-elle en or massif, sans addition d'un quelconque métal?"

L'anecdote, peu probable, traîne partout.

Sophie Germain et Joseph-Louis Lagrange.

     Siophie Germain  Lagrange

Sophie Germain, née le 1er avril 1776, se prend de passion pour les mathématiques à l'âge de treize ans, après avoir lu dans la bibliothèque familiale un chapitre sur la vie d'Archimède. Il semble qu'elle ait été particulièrement impressionnée par les circonstances de sa mort. Autodidacte, elle se fait passer pour un ancien élève de l'Ecole Polytechnique et entretient une correspondance avec Lagrange, qui admire son talent et la prendra sous son aile après avoir découvert la supercherie.

Elle a, travaillant sur le théorème de Fermat, démontré un résultat d'un intérêt théorique certain et au fond d'une portée pratique nulle, connu sous le nom de Théorème de Sophie Germain.  En effet, elle a examiné les cas de trois entiers (x,y,z) qui vérifieraient pour un certain type d'entiers p supérieurs ou égaux à 3, l'égalité : xp + yp = zp , concluant qu'alors, l'un au moins des entiers x, y z serait nécessairement divisible par p2.

Ce qui est amusant, ou triste, selon les goûts, c'est que, ses hypothèses ne pouvant pas être vérifiées (puisque le théorème de Fermat - dûment démontré par Wiles à la toute fin du XX° siècle - affirme la non-existence de (x,y,z), entiers  et de p>3, tels que  xp + yp = zp ), ses conclusions sont en toute logique dépourvues de valeur. C'est le principe : ex falso sequitur quodlibet  (du faux on peut déduire n'importe quoi). On serait fondé, sur les mêmes hypothèses que Sophie Germain, à conclure que les enfants sont en général plus âgés que leurs parents, par exemple. C'est au fond un théorème du type : Si ma tante en avait, ce serait mon oncle.

Joseph-Louis Lagrange est d'origine italienne, né à Turin en 1736. La petite histoire rapporte que cet immense savant, nommé en 1797 professeur d'analyse à l'Ecole Polytechnique, chaire créée pour lui, fut, pour sa voix fébrile et son fort accent italien, peu apprécié de ses étudiants! Insolente jeunesse !

Pour revenir à Sophie Germain, elle a beaucoup travaillé sur les nombres et a laissé son nom à un certain type de nombres premiers, les nombres premiers de Germain, nombres premiers p tels que 2p+1 soit lui aussi premier. Par exemple 3 (2x3+1 = 7) ou 5 (2x5+1 = 11).

On ignore si la suite des nombres premiers de Germain est infinie, mais on le suppose. On peut par contre imaginer un algorithme (c-à-d un programme) de construction de cette suite, à partir de ses premiers termes. En fait, on part d'un algorithme de construction de la suite des nombres premiers eux-mêmes.

Développons un peu :

Le point de départ est que tout entier non premier N possède des diviseurs autres que 1 et lui-même. A partir de là, il s'écrit N=mxn, avec 1 < m ≤ n. On recommence le raisonnement avec m si  m n'est pas premier et de proche en proche, on a la garantie que tout entier non premier possède un plus petit diviseur qui est premier. Notons le p : N=pxq, avec 1<p ≤ q et p premier.

On obtient immédiatement, puisque p ≤ q et pxq=N, que : p2 ≤ pxq, soit p2 ≤N, d'où p≤√N.

Conclusion : si N n'est pas premier, il a un diviseur premier inférieur ou égal à √N. En d'autres termes, si N n'est divisible par aucun des nombres premiers inférieurs ou égaux à √N, alors, N est premier.

Ceci permet de mettre en place un algorithme de construction de la suite des nombres premiers .

Et les nombres premiers de Germain?

Ayant déterminé N comme premier (donc N ≥ 2), il faut se préoccuper de 2N+1. Et pour savoir si 2N+1 est premier, il faut tester sa divisibilité par les nombres premiers inférieurs ou égaux à √(2N+1).

Or, on vérifie immédiatement que : √(2N+1)≤N en examinant l'inégalité équivalente : 2N+1≤N2 soit 0≤N2-2N-1 soit 2≤(N -1)2 soit √2≤N-1 soit N≥√2+1

Soit (puisque N est un entier, et que √2+1≈2,4) N≥3.

Pour tout entier supérieur ou égal à 3, pour contrôler que 2N+1 est premier, il suffit de tester sa divisibilité par les entiers premiers inférieurs à N.

En construisant la suite des nombres premiers, à chaque nouveau nombre premier N (au-delà de 2, dont on sait déjà qu'il est premier et de Germain), on a donc aussi construit les outils suffisants pour le contrôle de la primarité de 2N+1.

Algorithme possible {Int désigne la partie entière; rappel : Int( a,bcd…) = a; p.ex. Int (2,54) = 2).

Ainsi: a est divisible par b si a-b = Int (a/b) soit a/b-Int(a/b) = 0}

Cet algorithme calcule deux listes, la liste P des L+1  premiers nombres premiers et la liste G des J premiers nombres premiers de Germain. Il demande la saisie de L et ensuite …. se débrouille, calculant lui-même la valeur finale de J. On obtient les deux listes en sortie, qu'il n'y a plus qu'à afficher.

 

N, M, K entiers

T, entier, test d'arrêt

R, nombre réel, résultat intermédiaire

P liste des nombres premiers

I, entier, index de P

I reçoit 1

P[1] reçoit 2

G liste des nombres premiers de Germain

J, entier, index de G

J reçoit 1

G[1] reçoit 2

T reçoit 1

N reçoit 2

Saisir L

Tant que I≤L  faire

N reçoit N+1

R reçoit 1

Pour K de 1 à I faire

Si  P[K] ≤ √N faire

R reçoit Rx(N/P[k]-Int(N/P[k]))

Fin Si

Fin Pour

Si R≠0 alors

I reçoit I+1

P[I] reçoit N

M reçoit 2N+1

R reçoit 1

Pour K de 1 à I faire

Si  P[K] ≤ √M faire

R reçoit Rx(M/P[k]-Int(M/P[k]))

Fin Si

Fin Pour

Si R≠0 alors

J reçoit J+1

G[J] reçoit N

Fin Si

Fin Si

Afficher "Saisir 0 pour arrêter, sinon 1."

Saisir T

Fin Tant que

Afficher liste P

Afficher liste G

L'algorithme s'implante sans problème sur une calculatrice de type lycée. J'ai utilisé ma "vieille" TI82 dont les capacités limitent L à 98, ce qui n'est déjà pas si mal. On obtient ainsi la liste des 99 premiers nombres premiers et parmi eux, des 26 premiers nombres premiers de Germain.

Pour ne donner que les plus grands :

523 est le 99ième nombre premier

509 est le 26ième  nombre premier de Germain.

 

grimace simiesque

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03 janvier 2017

LA SEULE EXACTITUDE – Alain Finkielkraut (Folio Sept. 2016)

  PéguyFinkie

                                          Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

                                             L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

                                                                        (Verlaine)

                                                     Question : Comment parlait Péguy?

 

Franchement, Finkielkraut, vous nous la baillez belle,

Irréductiblement accroché à Péguy,

Nanti de citations ramassées à la pelle,

Kafka croisant Arendt tandis qu'on applaudit.

Irrépressiblement, vous tragédiez la phrase,

Et le verbe s'envole, et la période agit,

La pensée se répand et tandis qu'il se rase,

Kundera, écoutant Répliques, est étourdi.

Rien n'interrompra donc ta logorrhée rageuse

Attentive à trouver l'argument décisif,

Urbainement mortel, enfant de la faucheuse,

Tourné vers le passé pour terrasser le vif?

 

Ah! Finkielkraut, un jour, fatigués de ta peine,

Les auditeurs lassés de ton noble discours,

Attendris cependant par ta colère vaine,

Iront en procession et sans autre détour,

Négocier ton silence, ayant brisé leurs chaînes.

                                                                                    ***

Y a-t-il tant d'exactitude, dans ce petit livre d'Alain Finkielkraut, rassemblant, je suppose relues et peut-être remaniées, diverses chroniques des années 2013-2014-2015 ?

Et quel est son sens?

Car au fond, tout du long, au fil d'une première lecture cursive, j'ai très souvent peiné à dégager le sens exact de son raisonnement, des entames claires me semblant se noyer progressivement, article après article, dans le brouillard d'une formulation où, à assumer la position contraire de celle qu'on croyait être la sienne, peut-être pour en montrer le défaut, la phrase se dilate et son sens flotte entre deux eaux.

Pas toujours, mais souvent.

J'ai donc décidé de relire, plume en main, lentement.

Pour tenter de façon lapidaire (et donc, hélas, réductrice) la traduction (ou l'incompréhension) de sa pensée, article par article.

Avant de m'essayer à un commentaire global et, je le devine déjà, de réviser mon premier jugement!

ARTICLE PAR ARTICLE, DONC (Titres des articles en gras) :

La liberté contre la finitude : A.F. se dit gay friendly mais hostile à la levée de l'exigence hétérosexuelle de procréation.

Les nouvelles missions de l'école : dénonciation du renoncement à intégrer les élèves dans une [notre] vieille civilisation pour en faire les vecteurs d'une modernité contestable.

La palme du désastre : l'infantilisme du XXI° siècle, voilà selon AF la leçon de "Django Unchained" – être à la fois con et snob, binaire et goguenard.

Voyage en France : renvoyer à la peur de l'Autre façon débuts du XIX° siècle, c'est selon AF dénier à la menace d'aujourd'hui, qui pèse sur les valeurs, son caractère sans précédent.

L'adieu de Benoît XVI : derrière l'hommage liminaire, la dénonciation à partir des prises de position du pape de l' effondrement moderne de la vérité, quand "la pensée n'est plus animée que par le souci de ménager la susceptibilité des uns et surtout des autres [les musulmans / les islamistes]".

Stéphane Hessel et son petit livre beige : indignation contre l'auteur en accusant sa pensée "d'indigence vertigineuse" et en dénonçant sa "désignation de l'État juif à la vindicte universelle".

La sourde oreille : dénonciation d'une soi-disant prééminence de l'islamophobie sur un antisémitisme prétendument en recul.

Les 80 ans de Philip Roth à Newark : simple exercice d'admiration.

Coup double pour Mediapart : contre les journalistes et les magistrats, ivres de pouvoir, et leurs excès.

Notre laïcité:dénonciation du "I know what I want and I want it now"de la nouvelle génération internet et revendication de la galanterie française.

Est-ce ainsi que les hommes vivent? : dénonciation du sensationnalisme médiatique et de ses séides, évidence d’une corruption de l’esprit public (à partir de l’affaire Cahuzac)

La discordance des temps : dénonciation - comme une peur d’affronter la vérité - l’acharnement à "faire rentrer l’impensable d’aujourd’hui dans le bercail du déjà-vu " (à propos du meurtre de Mohammed Laidouni, automobiliste battu à mort sur l’A13 en juin 2010)

Le rire aux lèvres : dénonciation virulente du "Mur des cons " du Syndicat de la Magistrature.

La morale laïque à l’école : perversion de l’espérance libertaire de 1968, la montée des incivilités témoigne d’une expansion dans l’être sans souci des autres. Appel à la common decency d’Orwell.

La liberté mise à mal par ses bénéficiaires même : sur la mise au pilori par ses confrères de celui qui a dénoncé le "Mur des cons"". Malheur au journaliste qui s’avise de regarder dans la mauvaise direction, oubliant qu‘"on ne peut pas mettre sur le même plan les puissants et l’organisation qui leur fait barrage ".

L’abrogation du monde réel : soulignement d’un déni de la désintégration de la France black-blanc-beur de 1998 et dénonciation d’un antiracisme intégral qui n’est plus une attaque contre les abus spécifiques du racisme, mais contre la réalité qu’on refuse de voir (à propos des émeutes du Trocadéro de mai 2013 (le PSG champion de France)) .

L’urgence des combats d’arrière-garde : la mort de la langue, minée par les assauts d’une anglicisation réputée seul vecteur efficace de maintien dans la compétition mondialisée.

Qu’est-ce que la théorie du genre ? : dénonciation d’une théorie qui aboutit à affirmer que l’existence précède le donné et que le technicisme doit nous autoriser à abolir la part non choisie de l’existence.

La France est-elle réactionnaire ? : dénonce la dissolution de la culture dans le marché mondial sans frontières, "l’irrésistible mouvement de l’humanité vers son unification " et accuse la Gauche d’incohérence, qui encense le modernisme et flétrit le capitalisme, les deux faces d’une même évolution.

Au pays du grand mensonge :  … les consignes données aux correcteurs du baccalauréat pour améliorer les statistiques.

Le désarroi de la morale : un mur psychologique sépare désormais l’occident et le monde arabo-musulman et les franchissements de la décence commune qui horrifient les Etats n’horrifient plus les opinions dès lors qu’ils s’opèrent de l’autre côté de ce mur (à propos des attaques au gaz sarin du régime syrien contre ses rebelles)

La sortie de la religion et de la laïcité : l’ "Europe contemporaine ne prend pas la religion suffisamment au sérieux " et du coup, "les représentants de la laïcité vident celle-ci de sa substance et avalisent, pour des raisons humanitaires, les exigences de ses ennemis ".

Le nouveau front :   s'inscrit en contre, à partir du succès de l’accusation de haine anti-arabe et de la badentérisation des esprits, relayée par des voix comme celle de Caroline Fourest, qui dénonce "la montée du racisme antimusulman pour tenter de revenir aux vieux clochers, à la France éternelle où la norme était celle de l’homme hétérosexuel catholique ", installant ainsi le "rejet dédaigneux de notre héritage ".

La prose et la pose : dénonce le déni de réalité d’une certaine bien-pensance de gauche qui sacrifie à la célébration des différences et se fait le champion de l’Autre, "mais étrangement, crie au scandale quand on ose soutenir que l’Autre n’est pas le même et que cette hétérogénéité peut avoir des conséquences " (à propos de Manuel Valls affirmant qu’une forte proportion de Roms ne souhaitait pas s’intégrer).

La révolte des anges : le déni de réalité et les emballements idéologiques, dans l’affaire Léonarda, des "adulescents " que nous sommes devenus.

Le présent qui déconcerte et le passé qui oblige : dénonce "le grand rêve progressiste de n’avoir jamais affaire à des problèmes mais toujours à des salauds " et dénonce "le plaquage du passé sur le présent (…) pour nous interdire de voir ce que nous voyons ", soulignant in fine que "s’il ne doit pas nous aveugler ", le passé néanmoins "nous oblige ". (à propos de Christiane Taubira traitée de guenon).

Les meilleures intentions : sur Bourdieu décrédibilisant Renouvier et le mérite individuel, accusés de nier les antagonismes sociaux. L’avenir des prépas et des meilleurs élèves qu'AF voit avec les yeux de Cassandre (à propos du projet Peillon de réduction des traitements en CPGE).

L’hommage à Mandela : derrière l'hommage, la dénonciation de l’illusion de la société "united colors of Benetton " qui recouvre en fait "le déchirement des nations, la méfiance généralisée, le séparatisme communautaire ".

La maison vide : assimilation, intégration, inclusion, le glissement de l’accueil de l’Autre jusqu’à ne plus lui demander que de rester lui-même, abandonnant l’idée de génie français, sans plus de hiérarchie entre la culture européenne et celle des nouveaux arrivants. Pour mieux recevoir les autres, elle [l’Europe] fait le vide dans sa maison. AF relève plus particulièrement chez les "experts " les signes d’une volonté officielle affirmée de "faire France " au mépris de la France. 

Trop tard ? : analyse complète - à partir du cas Dieudonné et des lectures perverties de la liberté d‘expression aujourd’hui - de l’overdose de Shoah, de ses conséquences et de la nécessite d’en revivifier le sens.

La règle du tiers : critique de l’effacement de la barrière entre la vie privée et la vie publique (à propos de Julie Gayet) "dans la grande promiscuité cancanière du  village global ".

Le métapouvoir : nécessité, Kundera à l’appui, de séparer absolument privé et public et de ne pas juger le second à la lumière du premier. Mauvaise foi de l’essentialisation des insultes: insulter X, de profession Y, n’est pas insulter tous les Z de profession Y. Mise en question de l’auto-saisine du judiciaire sur des questions politiques (à propos des écoutes de Sarkozy).

La confusion des mémoires : l’obsession du passé peut conduire à mal analyser le présent, en citant Coleridge : "La lumière que nous fournit l’expérience est une lanterne fixée à la poupe : elle ne brille que sur les vagues qui sont derrière nous ". [Ce billet reste pour moi confus.]

Le glas de la différence : déploration de la dissolution des différences dans les prouesses transformistes de la technique (à propos de la victoire de Conchita Wurtz à l’eurovision 2014)

Le grand déménagement du monde : déploration des errements européens qui sont en rupture avec les perspectives d’une démocratie à l’échelle du continent. S’il y a une civilisation européenne, elle est mise sous le boisseau pour que rien n’entrave le grand déménagement du monde (référence : Jean-Luc Mélenchon), c-à-d la marchandisation sans frontière [ un chapitre un peu confus, avec des départs dans tous les sens];  diagnostic d'évolution du FN qui se démarque(rait) de l’antisémitisme

Les loups connectés : le loup n’est pas solitaire, il est connecté. Il appartient à la génération de l’écran. Bascule de là vers la question : "A qui/ A quoi accepteriez-vous de donner votre vie? ", pour glisser sans véritable transition vers le "Deux poids/deux mesures " qui ferait du juif une victime plus intéressante que le musulman, appelant cela "diffusion du Dieudonnisme ". [un chapitre là-encore qui s’éparpille]

Le fascisme ne trépassera pas : diagnostic d’affaissement de l’antisémitisme qui fleurissait au FN sous "papa "; déstabilisation des antifascistes dont "l’ogre familier est devenu un nain de jardin " et qui vont remplacer l’obsession dudit antisémitisme par une islamophobie vue partout. Nominalistes radicaux, ils clament "qu’on ne rencontre jamais l’islam ", on ne se confronte qu’à "l’infinie variété des musulmans ". AF y voit "le sacrifice de la curiosité anthropologique au désir éperdu de ne pas être hitlérien ". Affirmation d’un antisémitisme islamiste forcené qui est ainsi mis sous le boisseau.

La gauche sait qu’elle est mortelle : échec de la Gauche à réaliser ses promesses de rapatriement du bonheur sur terre et à concevoir l’humanité comme une totalité en mouvement; du coup elle occulte le choc des civilisations devant une totalité qui se brise et en vient à s’identifier à "la constitution dans les démocraties occidentales d’un sujet désaffilié, désoriginé, déterritorialisé (…) hors sol, hors sexe, hors histoire, un pur touriste en somme". Il ne faut pas "changer de civilisation ", mais "rester une civilisation ".

Les retombées de la guerre de Gaza en France :  déploration de la bêtise de l’affirmation d’une entrée en résonance de la situation des Gazaouis avec l’abandon prétendu des banlieues françaises par les pouvoirs publics, "tandis que le vieux peuple, relégué à la périphérie de la périphérie, n’a même pas le droit de nommer son malheur ". Critique un progressisme  qui vomit simultanément "l’occupation sioniste " et "la France aux relents de colonialisme "; parle d’un Judenrein ("territoire sans juif", "nettoyé de juifs") et bascule vers le souci de ne pas dispenser Israël de toute analyse critique de son intransigeance sans ouverture.  [Plusieurs thèmes à la fois, sans véritable cohésion logique, il me semble]

Les coulisses du pouvoir : sur le verbatim d’un séminaire gouvernemental et le niveau "classe de troisième chahuteuse " des échanges, l’évidence que "dans la coulisse, nulle réflexion ne s’échafaude " et que ce qu’on découvre, ce n’est "ni la grande politique, ni la politique inavouable, c’est le vide (….) [la] vertigineuse absence de pensée ".

L’incuriosité journalistique : sur une conférence de presse sans vraies questions, rien sur "le scandale que constitue la suppression des bourses au mérite à l’université ", AF y voit la victoire des sociologues "qui ne se résignent pas au partage inégal de la pensée entre les hommes ".  Evoque le scandale aussi de la ferme "des mille vaches "  et de "la mainmise absolue de l’industrie sur l’agriculture ", en citant Leconte de Lisle (dans le poème intitulé Midi), évoquant des bœufs blancs qui suivent "de leurs yeux languissants et superbes / Le rêve intérieur qu'ils n'achèvent jamais."

Le crime parfait : "La culture a été mise au tombeau, mais l’assassin portant le même nom que sa victime, on ne s’est aperçu de rien : c’est le crime parfait ". Se cultiver version Renaud Camus ("aller voir chez les morts ") versus se cultiver version Fleur Pellerin et ses "millions de petites épiphanies individuelles".

Si j’étais François Hollande : A partir du "Merci pour ce moment " de Valérie Trierweiler, une critique des réseaux sociaux, assassins entre autres de la séparation vie publique / vie privée, meurtriers de la France en tant que patrie littéraire; et un couplet: "Est-ce tendre la main aux jeunes gens issus de milieux modestes que de supprimer les bourses au mérite à l’université et de les remplacer par des bourses sur critères exclusivement sociaux, ou est-ce au contraire les pousser malignement à se prévaloir de leur origine et à demander réparation au lieu de faire l’effort nécessaire pour accéder à la culture et à un avenir meilleur ? "

L’éternel retour des années trente : dénonciation de l’aveuglement des intellectuels qui sous le slogan de "La France Islamophobe ", offrent " un bouc émissaire inespéré à l’intégrisme musulman […] Ce ne sont pas les années trente qui reviennent, ce sont, dans un contexte totalement inédit, les idiots utiles ".

L’équivoque démocratique : modestie ontologique de la démocratie que nous ont transmise les grecs, versus téléologie triomphante de la démocratie d’une époque, la nôtre, qui se vit "comme une ascension continue du particulier vers l’universel, de la servitude vers la liberté, de l’ordre hiérarchique vers l’égalité de tous les hommes ". Soit "on participe à la Grande Marche des droits de l’homme ", soit "on parle et on écoute ". Annonce de l’horizon espéré des modernes, où, s’affranchissant "des limites assignées par la nature, la culture, le genre, l’origine ou le destin […]  chacun pourra composer son être à sa guise ". (Le tout à propos de l’affaire Marcel Gauchet/Rencontres de Blois 2014)

Les vérités et les divagations d’Eric Zemmour : Zemmour n’a pas tort, dit AF - "La France émancipée d’elle-même s’abandonne à l’ivresse du n’importe quoi. La patrie des droits de l’homme devient un grand foutoir, du fait même de l’illimitation de ces droits " - mais il n’a pas toujours raison - il déplore la fin de l’âge patriarcal, sauve Vichy d’avoir sauvé des juifs français en livrant des juifs étrangers, attribue à Robert Paxton et alii un dénigrement systématique de la France  "qui a conduit les Juifs à répudier l’assimilation au profit du communautarisme ".

L’anachronisme des modernes :   dénonciation de la vacuité de l’art contemporain, baudruche soi-disant antifasciste. McCarthy et son "plug anal "  (Tree), Jeff Koons et alii sont épinglés, sans oublier le journal Le Monde, "devenu le quotidien de la rebellitude ". AF pointe le renvoi à Hitler de l’antifasciste patenté quand il est à cours d’argument, avec cette formule : "Que représente Hitler aujourd’hui? Un recours pour les nuls. "

Mémoire juive, mémoire polonaise : quelques réflexions sur les juifs polonais, sur le déni de l’irréparable (après la Shoah) chez les juifs observants, sur l’oubli de la grande culture dans le souvenir des épreuves de l’histoire, AF déplorant l'absence dans les références des écrivains issus de la communauté et citant les frères Singer, Yitzhak-Leibush Peretz, Adolf Rudnicki. [pour mémoire : Israël Joshua Singer (1893-1944) / Isaac Bashevis Singer (1904-1991, prix Nobel de littérature 1978 ) –Yitzhak-Leibush Peretz (1852-1915) – Adolf Rudnicki (1910-1990)]

Le futur chassé-croisé des juifs : le tragique du destin juif, les extrémismes, les orthodoxies, le terrorisme, le juif chassé de partout  jouant aux chaises musicales? Les deux flux prévisibles, de la France vers Israël, d'Israël vers la France? [article mal compris]

La métamorphose de Lunel : Lunel, petite Jérusalem au Moyen-Âge, et centre philosophique juif, n'est plus. Une mosquée est apparue en 2010 et Renaud Camus y a conçu, lors d'un de ses passages, l'idée de son Grand Remplacement. Rôle de "l'industrie du divertissement [qui] fait le vide et, par ses intrigues simplistes, ses effets spéciaux, ses images ultraviolentes, (…) prépare le terrain au fanatisme meurtrier".

Le prix du néant : contre-éloge de Nabilla, Jeff Koons et consorts, estimés à l'aune des milliards qu'ils génèrent. Plus rien n'existe que le quantifiable.

Le cœur et la raison : mise en accusation du simplisme humanitaire : "aucun message moral ne peut se résumer à l'amour du prochain" – reproche fait au pape François: "avec la charité chrétienne pour seul viatique, il refuse de penser les conséquences de l'immigration de peuplement sur les peuples européens".

Reconnaître la Palestine? : éternelle question palestinienne. On n'en sort pas. AF est pour les deux états. Il craint la fin du sionisme et la recrudescence de l'antisémitisme.

Le choc : (L'attentat contre Charlie Hebdo). Le parti du sursaut (défense intransigeante des principes de la société française face à la volonté islamiste de la subvertir) et le parti de l'Autre (de tout crime commis par un dominé, le parti de l'Autre remonte automatiquement au crime originel qu'a constitué la colonisation et que perpétue le traitement réservé aux immigrés par l'Europe post-coloniale). A l'identique dans la nouvelle question juive, à propos des palestiniens. C'est la faute à la France, c'est la faute aux juifs … Eloge d'Abdennour Bidar, dénonciation d'Edwy Plenel.

Fracture française : Défilés post Charlie du 11 janvier 2015 : "le peuple est donc descendu dans la rue pour montrer son attachement à l'ironie et au scepticisme. Le peuple, mais pas les habitants des quartiers populaires". Pour certains, les "vengeurs du Prophète" étaient des héros. Pour d'autres, il n'y avait là "qu'un complot de l'Amérique et d'Israël pour salir l'Islam". Grâce à internet, "l'abus de méfiance" a remplacé l'abus de confiance des charlatans d'autrefois. "Et les maîtres, équipés pour faire reculer l'ignorance, sont de plus en plus démunis face à un pseudo-savoir imbu de ses trouvailles et fier de ne pas s'en laisser conter."

L'après-Charlie : il faut sortir de "la comptine rousseauiste de l'assassin innocent et de la faute au système." Mais globalement, la sociologie contemporaine "ne veut rien entendre (…) Elle n'envisage la dimension culturelle des phénomènes que comme un effet secondaire des inégalités (… et) Bourdieu baîllonne toujours Levi-Strauss. La misère du monde interdit d'approfondir la réflexion sur sa conflictualité." Et pourtant, "ce dont les enfants d'immigrés ont impérativement besoin, c'est de se prendre en main au lieu de s'installer dans le ressentiment dès leur plus jeune âge."

L'ornière morale d'Auschwitz : L'Europe a des ennemis; ces ennemis sont aussi ceux des juifs; et, incapable de s'extraire du traumatisme d'Auschwitz, l'Europe, sans trouver le moyen de réagir et de se défendre, fait dysfonctionner son "Plus jamais ça" en le transformant en aplatissement devant l'Islam qui, lui, fait jouer les ressorts de la victimisation.

L’esprit de pénitence : "la dénonciation du fanatisme se retourne en désaveu de soi / la mobilisation générale est remplacée par l’incitation à un mea culpa national / Marianne n’accuse plus, elle s’accuse, elle confesse ses péchés. " Décalage et non contemporanéité de nos contemporains: "on admire le défi de Dom Juan à la statue du Commandeur tandis qu’en cas d’offense faite au Dieu miséricordieux ou à son prophète, la sympathie de la majorité des musulmans va spontanément à la force qui punit l’offenseur. " AF pense que la nécessaire synchronisation des habitants d’un même territoire  est incompatible avec un rythme trop élevé des arrivées. Heurt des cultures, des usages.

Le tragique de répétition : "N’oublions pas que les mêmes qui proclamaient : "Debout la République! " le 11 janvier [2015] se sont empressés de l’asseoir sur le banc des accusés pour répondre du crime d’apartheid" - "L’islamisme radical est une réaction non à ce que l’occident a d’oppressif, mais à ce qu’il a d’émancipateur". A vouloir ménager la susceptibilité des musulmans et satisfaire leurs demandes, nos mœurs sont progressivement sacrifiées à notre idée du droit (liberté religieuse; droits de l’homme). Nous fonctionnons sur l’idée fausse que "les individus sont interchangeables " et "si nous n’abandonnons pas cette anthropologie désespérante, elle finira par avoir raison de notre civilisation".

Le nom qui fâche : "Français de souche " - comment contourner l’obstacle de cette énonciation? Dénonciation d’un acharnement à ne pas distinguer les spécificités individuelles.  "Sous l’égide de l’antiracisme, l’indifférenciation règne . (…) Ainsi, la religion de l’humanité confie-t-elle au langage ce mandat extravagant : non plus faire apparaître la pluralité humaine, mais la rendre définitivement invisible. " [Pourquoi ne pas remplacer "français de souche " par "français de longue date ", ce qui aurait l’avantage de souligner qu’il y a là d'éventuels (très anciens) arrivants qui ont eu, à qui on a laissé, le temps de l’assimilation des valeurs, de l’intégration des valeurs que par leurs actes et selon les cas, ils honorent ou trahissent ? Soulignant peut-être ainsi l‘échec d'une éducation, familiale ou scolaire].

L’ours et l’amateur de jardin : Sur la fessée (qui vient d’être interdite en cette fin décembre 2016, interdiction dont on lisait les prémices au niveau européen en mars 2015 ). "Françoise Dolto disait (…) qu’une petite taloche était beaucoup moins pernicieuse que des mots choisis pour faire mal". AF évoque ces féministes qui criminalisent la galanterie pour mieux combattre le viol. Et renvoie à La Fontaine.

La bonne mort : réflexions dignes mais assez communes sur la question de la fin de vie, guetté par Alzheimer et alii et les conditions d’un départ honorable. In fine, comme un Mensch. Et la question de la limite au-delà de laquelle il ne faut pas continuer reste entière.

Les orphelins inconsolables : sur le désespoir des antifascistes professionnels à la perspective de perdre, avec l’effacement de Jean-Marie Le Pen et une certaine évolution du FN, leurs ennemis préférés . "Notre présent est bovaryste, il se conçoit autre qu’il n’est ". Et il refuse de se regarder en face: il s’indigne de la dédiabolisation mensongère du "parti du diable" et sous-estime l’infiltration des réseaux islamistes dans l’enseignement supérieur.

Quand l’antiracisme perd la tête : "… sont menacés d’exclusion de la communauté humaine ceux qui s’interrogent à haute voix sur les problèmes posés à l’Europe par l’islam et l’immigration ". AF vomit les paroles antifrançaises d’un certain nombre de textes de rap et déplore que la justice, quand saisie, ne les frappe que d’inexistence. Dénonce l’analyse de Jacques Rancière, ou de Claude Askolovitch, qui attribuent à "certains intellectuels de la gauche dite républicaine " une responsabilité dans la montée de la xénophobie et du racisme. Se dit visé, ainsi que Régis Debray.

La révocation de la promesse : AF dénonce dans la dernière réforme du Collège de Najat Vallaud-Belkacem ce qu’il lit comme une volonté absolue de nivellement par le bas, piégeant les bons élèves potentiels et leur bouchant les dernières issues (classes bilangues , enseignement du latin). Pour éviter l’accès privilégié des enfants de bourgeois à la culture, il affirme qu'on supprime celle-ci des programmes. Cite François Dubet : "On ne peut concevoir que certains élèves aient plus de culture commune que d’autres " [phrase par ailleurs absurde]. Développe sur un enseignement qui veut lutter contre les fantasmes islamophobes. «L’école des savoirs a vécu. Lui succède, entre mauvaise conscience et commisération, l’école de la thérapie par le mensonge (… [avec]) l’exigence et l’exactitude, systématiquement bafouées par le zèle miséricordieux de l’Education Nationale ". La gauche actuelle abandonne la transmission de l’héritage de la noblesse du monde (…) et "elle le remplace par le catéchisme antiraciste  (…) et la médiocrité pour tous comme but ultime. " [au point qu’il en arrive a demander : "quel sens y a-t-il à se dire toujours de gauche ? "]

Le brûlot Todd : pour Todd, le 11 janvier 2015, "des millions de français se sont précipités dans la rue pour définir comme besoin prioritaire de leur société le droit de cracher sur la religion des faibles. " Dénonciation par AF d’une gauche antifasciste mais pas antitotalitaire, qui vomissait Hitler, mais pas Staline. Cet antifascisme d’aujourd’hui affirme que le danger n’est pas l’islamisme mais l’islamophobie et "dès le lendemain de la vague terroriste, remontait aux causes et dénonçait l’exclusion. ", faisant des victimes des frères Kouachi les vrais coupables et des manifestants du 11 janvier des racistes.

Après la victoire, le combat continue : sur les aveuglements d’un féminisme qui est dans le déni des progrès accomplis et  appelle sexisme toute galanterie, allant jusqu’à déplorer que la politique "soit très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires ".

Grandeur et leurre de la rédemption allemande : ("Willkommenskultur" : culture de l’accueil. Désigne les mesures prises dans la compassion pour offrir une nouvelle vie à des réfugiés fuyant la guerre en quête de liberté et de sécurité). Réserves sur la volonté de rachat extensive de l’Allemagne de Mme Merkel quant à son opportunité, eu égard aux circonstances. Cette Allemagne est "si soucieuse de se purifier de son passé qu’elle fait table rase de la nouveauté du présent ".

La fin de la fin de l’histoire : après le Bataclan. L’illusion d’un monde pacifié et unifié s’effondre. La génération Bataclan, ultra connectée, croyait vivre à l’échelle du globe. Illusion. La Marseillaise redevient d’actualité : il s’agit bien de se défendre contre de féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras massacrer nos fils et nos compagnes. Le grand rêve hors sol de la post modernité se fracasse contre la réalité de l’islamisme. AF dénonce le contresens d’un certain parti intellectuel qui, quand surgit l’ennemi, en appelle au respect de l’Autre. Il souligne : pas de culpabilisation - nous ne payons pas pour nos crimes (politiques néocoloniales, impérialisme, pratiques discriminatoires, …) - le djihad n’est pas un retour de bâton, c’est un projet de conquête. "Lutter contre l’islamisme, c’est se donner les moyens de reprendre les territoires perdus de la nation en reconstruisant l’école républicaine abêtie, abîmée et même saccagée par un demi-siècle de réformes démagogiques et en maîtrisant les flux migratoires, car plus il y a d’immigrés venus du monde arabo-musulman, plus la communauté nationale se fragmente et plus se développe la propagande radicale ".

La nuit de Cologne :     Dénonciation du déni de réalité en quoi a consisté la minimisation (la tentative de dissimulation) des événements de la nuit du 31/12/2015 à Cologne, comme il avait été fait pour les agressions sexuelles dont s'étaient rendus coupables des migrants lors de festivals de musique à Stockolm en 2014 et 2015, comme il y avait eu des agressions place Tahrir lors des manifestations du printemps arabe. "Un grand nombre de nouveaux arrivants n’ont pas la moindre intention de se plier aux usages et aux principes en vigueur dans nos sociétés. " Le ressort des minimisations occidentales : "ne pas écorner l'image de l’Autre, ne pas faire le jeu de l’extrême droite populiste. ". Factuel : "les organisations sociales de l’Occident et de l’Orient reposent sur des principes radicalement opposés et la différence primordiale concerne la place réservée aux femmes ".  

 

MusulmaneEmma T

                                                                                                                                                                                                                                                     PROLONGEMENT COMMENTÉ À SUIVRE ....

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20 décembre 2016

ÉLÉMENTS SIMPSON V

 

N°1

N°2

N°3

 

N°4

FCF

Will hunting

 

 

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14 décembre 2016

ÉLÉMENTS SIMPSON IV.

Avertissement : Ce qui suit n'est pas très rigoureux en termes de présentation mathématique. C'est un peu le lot de toute tentative de présentation vulgarisée et c'est toujours un choix. On bricole… Néanmoins, cela donne des indications, un vernis peut-être, et l'occasion de réfléchir inhabituellement (?)

7) Loi binomiale

Dé

Il s’agit de probabilités. Vous jouez avec un dé à 6 faces numérotées de 1 à 6. Vous souhaitez obtenir le 3. On suppose que le dé n’est pas truqué: chaque issue a la probabilité 1/6 d’être obtenue. Pour vous, le succès (tirer le 3) a donc la probabilité 1/6 et l'échec (obtenir un des autres numéros) a la probabilité 5/6.

Vous jetez le dé une fois : c'est une épreuve de Bernoulli (un essai à deux issues).

Vous jetez n fois le dé. Vous entamez un processus binomial (vous répétez une épreuve de Bernoulli).

Vous comptez le nombre X de fois où vous avez obtenu "3".

X est une fonction qui peut prendre les valeurs {0, 1, 2, …, n}.

Quelle est la probabilité d’obtenir exactement k fois 3, soit la probabilité de l'événement X=3 (on note : P(X=k))?

La probabilité d’une séquence de k succès et de (n-k) échecs (de k "3" et de (n-k) "non-3") où les rangs des succès sont connus est égale à (1/6)kx(5/6)n-k. En effet, les probabilités des tirages successifs se multiplient entre elles et ici, la probabilité du succès est égale à 1/6 et celle de l’échec à 5/6.

Mais les k rangs des succès peuvent occuper n’importe quelles positions dans la séquence des n tentatives. C’est le problème du choix de k personnes différentes parmi n personnes. On note C(n,k) le nombre de choix possibles. Fixons l'attention sur une personne: ou bien elle n’est pas choisie et dans ce cas il y a C(n-1,k) choix possibles à faire parmi les (n-1) autres personnes, ou bien elle est choisie et il reste encore (k-1) personnes à chosir parmi les (n-1) autres, soit C(n-1, k-1) choix .

D’où finalement la relation : C(n,k) = C(n-1,k) + C(n-1,k-1)

On a obtenu une formule de récurrence .

Cas évidents : C(0,0)=C(1,0)=C(1,1)=1

Il n’y a qu’une façon de ne choisir personne quand il n’y a personne, comme de ne choisir personne quand il n’y a qu’une personne, comme de choisir une personne quand il n’y a qu’une personne.

On note aussi que plus généralement : C(n,0)=1. Quel que soit le nombre de personnes, il n'y a qu'une façon de n'en choisir aucune! De même, évidemment : C(n,n) = 1.

On peut aussi facilement noter que C(n,n-1) = C(n,1) puisque choisir (n-1) personnes parmi n, c'est aussi choisir celle qu'en ne choisira pas !!

À partir de là, la formule de récurrence dégagée fonctionne et on peut de proche en proche calculer :

C(2,0)=1 ; C(2,1) = C(1,1) + C(1,0) = 2; C(2,2)=1

C(3,0) = 1 ; C(3,1) = C(2,1) + C(2,0) = 3; C(3,2) = C(3,1) = 3 ; C(3,3) = 1

On établit facilement la formule générale suivante, où pour tout entier a, la notation a! désigne le produit de tous les entiers de 1 à a (avec la convention complémentaire 0!=1) soit a! = 1x2x3x…xa :

C(n,k) = n!/(k!x(n-k)!)

Finalement :

P(X=3) = C(n,k)x(1/6)kx(5/6)n-k

Ainsi, la probabilité d'obtenir deux fois "3" en jetant cinq fois le dé sera égale à:

C(5,3)x(1/6)3x(5/6)2 = [5!/(2!3!)]x(1/6)2x(5/6)3

C(5,3)x(1/6)3x(5/6)2 = [120/(2x6)]x(1/36)x(125/216) = 625/3688

625/3688 ≈ 0,17

La loi de X est la loi binomiale B(5;1/6), ici associée aux paramètres 5 et 1/6, où 5 est le nombre d'essais et 1/6 la probabilité de succès d'un essai. La loi générale est donc la loi B(n;p) associée à "n" essais d'une épreuve de Bernoulli (c-à-d d'une épreuve à deux issues) dont la probabilité de succès est égale à p, et cette loi est définie par :

P(X=k) = C(n,k)x(p)kx(1-p)n-k

C(n,k) est le nombre de combinaisons de n objets distincts pris k à k.

8) Loi de Gauss (loi Normale) : convergence de la loi binomiale vers la loi normale.

Avertissement : Pour des raisons de difficultés typographiques, la fonction exponentielle, utilisée ici, quand elle ne peut pas être notée classiquement e(...), est notée exp(...). De même, l'accès à l'alphabet grec étant quelquefois aléatoire, le 3,14 de nos apprentissages scolaires est noté si nécessaire phonétiquement "pi". 

 

                         Binomial_distribution_pmf

On a représenté sur ce dessin quelques situations de probabilités binomiales. Les paramètres "n" et "p" sont indiqués en haut à droite. Les points sont associés au calcul de P(X=k), où k se lit en abscisse (axe horizontal) et la valeur de P(X=k) en ordonnée (axe vertical). Ainsi, en rouge, le point le plus haut, d'abscisse 20 et d'ordonnée (environ, la lecture n'est pas précise) 0,125 illustre le résultat P(X=20) pour la loi B(40; 0,5). Vérifions-le à la calculatrice:

C(40,20)(0,5)20(0,5)20 = 0,125370687 … ≈ 0,125

Or, il apparaît clairement que ces relevés de points dessinent des allures de courbes "en cloche" et que plus la valeur de n est grande, plus les points, proches les uns des autres, dessinent une ligne quasi continue. Qualitativement:

Gaussienne

Or, on connaît bien les courbes de ce type, dites de Gauss.

Elles sont représentatives de fonctions y= Gm,s(x) d'aspect un peu rébarbatif (savant), où :

Gm,s(x) = (1/(s√(2pi))exp(-(x-m)2/(2s2))

Je l'ai dit en avertissement,  "exp" désigne la fonction exponentielle. On en entend parler journalistiquement (la notion de croissance exponentielle, au sens de croissance extrêmement rapide). Elle est au clavier des calculatrices (en général dans sa forme e(...) ). On y reviendra peut-être dans un autre billet, plus tard. Ici, on n'ira pas plus loin. 

m est la valeur de x autour de laquelle la courbe se répartit symétriquement (le trait rouge du dessin)

s est un paramètre qui mesure le resserrement de la courbe autour de son axe de symétrie.

On parle de moyenne pour m et d'écart-type pour s.

On essaie de donner un sens à m et s pour la loi binomiale.

Pour m, on peut intuitivement comprendre que si on réalise un très grand nombre "N" de séquences de n épreuves répétées, et si on fait la somme "S" des succès obtenus, S/(nxN) doit être égal à p, en tout cas d'autant plus proche de p que N sera grand. Or S/N, c'est la moyenne des succès obtenus sur l'ensemble des séquences, le nombre moyen de succès que l'on peut raisonnablement espérer quand on s'engage dans le jeu en quelque sorte, avec sans doute une répartition symétrique autour de cette moyenne espérée.

On estime donc qu'on peut poser, assimilant m à S/N : m = np 

Pour s, on s'intéresse aux écarts des différents résultats obtenus, séquence de n épreuves par séquence de n épreuves, entre le nombre effectif de succès sur chaque épreuve et la valeur estimée m. Et on introduit ce qu'on appelle la variance, qu'on note "v", comme moyenne des carrés des écarts à la moyenne. Prendre les carrés évite les questions de signe, selon que le résultat est supérieur ou inférieur à la moyenne et que l'écart est donc positif ou négatif.

On définit alors l'écart-type s comme la racine carrée de la variance : s = √v

s estime le resserrement des résultats successifs autour de la moyenne m.

L'idée est alors de comparer les résultats obtenus à partir de la loi binomiale avec ceux fournis par la courbe de Gauss associée au même couple (m,s).

On peut bâtir un petit algorithme débouchant sur un programme éxécutable par une calculatrice de type lycée afin de tester, pour quelques valeurs suffisamment grandes de n (on a noté que le rapprochement avec une courbe en cloche progresse visuellement en même temps que "n" grandit) l'écart obtenu en comparant P(X=k) et Gm,s(k) où :

B(n,p) :      P(X=k) = C(n,k)x(p)kx(1-p)n-k

Gauss:        Gm,s(k) = (1/(s√(2pi))exp(-(k-m)2/(2s2))

Algorithme :

Saisir n

Saisir p

Saisir k

B reçoit C(n,k)x(p)kx(1-p)n-k

G reçoit (1/(s√(2pi))exp(-(k-m)2/(2s2))

E reçoit Abs(B-G) {Abs : valeur absolue; Abs(x) c'est le nombre "x" sans son signe}

Afficher E

Quelques résultats "parlants" (algorithme traduit sur une TI-82) où E représente l'erreur faite en substituant la loi normale à la loi binomiale:

n=30 ; p = 0,45; k = 18  E ≈ 10-3

n=100 ; p = 0,45; k = 30  E ≈ 10-4

n=200 ; p = 0,45; k = 60  E ≈ 10-6

n=250 ; p = 0,65; k = 90  E ≈ 10-21

n=300 ; p = 0,7 ; k = 120  E ≈ 10-27

Remarque: la loi "de Gauss" (qui est d'ailleurs plutôt "de Laplace"!) qu'on fait intervenir a bénéficié de la dénomination de "normale" à partir en gros de 1900. Sa forme "en cloche" ou "en chapeau de gendarme" (il fut un temps, voir Guignol, où les gendarmes portaient ce couvre-chef assez ridicule) est celle que l'on retrouve le plus souvent dans la représentation des occurrences ou des mesures de phénomènes soumis à un très grand nombre de petites causes indépendantes les unes des autres et complètement aléatoires.

9) Loi de Poisson.

Avertissement : ... ici encore, l'impossibilité d'utiliser correctement le symbole grec qui s'entend quand on l'énonce  "lambda" et qui est d'usage convenu dans l'écriture de la loi de Poisson,  a conduit à le remplacer par le signe typographique p

Loch-Ness-Monster-Posters

Retrouvons notre âme d'enfant et supposons qu'il existe. Pouvoir photographier le monstre du Loch Ness (!) est assurément un événement "rare". Et la loi de Poisson, à introduire ici, est réputée bien adaptée à l'étude des événements "rares"!

On dispose d'une trentaine de témoignages affirmant l'existence du monstre, s'étalant dans le temps de 1898 à 2010, soit sur 112 ans, ou près de 5000 jours. La fréquence d'observation peut passer pour une probabilité : 30/5000 chances donc d'observer le monstre un jour où l'on se promène au bord du lac. Expérience de Bernoulli de probabilité 30/5000, soit en gros 6/1000. Supposons que désormais, les progrès techniques aidant, plus aucun (bien sûr faux) nouveau témoignage ne puisse être à l'avenir produit. Encore 5000 jours, pas de nouvelle observation, la probabilité tombe à 30/10000.

On a en quelque sorte affaire à la répétition 5000 fois, ou 10000 fois … ou "n" fois, d'une épreuve de Bernoulli à laquelle on affecte une probabilité de succès respectivement égale à: 30/5000, 30/10000 ou 30/n .

On se retrouve au fond devant un processus binomial - une épreuve de Bernoulli "n" fois répétée - associé à une probabilité de type p/n (ici p=30) avec p fixé.

On part souvent de là pour introduire Poisson, en s'intéressant à P(X=k) lorsque X suit une loi binomiale B(n, p/n), et en examinant ce qui se passe si, p étant fixé, on fait tendre "n" vers l'infini.  

P(X=k) = C(n,k)(p/n)k(1-p/n)n-k                        {(…)n-k = (…)n(…)-k}

P(X=k) = C(n,k)(p/n)k(1-p/n)n(1-p/n)-k    

C(n,k) = n!/(k!(n-k)!) = (1/k!)(n!/(n-k)!)=(1/k!)(n(n-1)(n-2)…(n-k+1))

C(n,k)(p/n)k=(pk/k!)(1-1/n)(1-2/n)…(1-(k-1)/n)

(1-1/n)(1-2/n)…(1-(k-1)/n) est le produit de (k-1) termes qui tendent tous vers 1 (puisque k est fixé) quand n tend vers l'infini.

C(n,k)(p/n)k=(pk/k!)(1-1/n)(1-2/n)…(1-(k-1)/n) a pour limite : pk/k!

Par ailleurs, on examine : (1-p/n)n(1-p/n)-k

Quand n tend vers l'infini, (1-p/n)-k tend vers 1 puisque p et k sont fixés et que p/n tend vers 0.

Il reste : (1-p/n)n

Là, il faut en savoir un peu plus et que la limite, quand n tend vers l'infini, de ce terme est e-p, c-à-d l'exponentielle de "-p". Ceci met en jeu la fonction exponentielle, fonction du niveau d'une classe terminale de lycée. Elle est au clavier de la calculatrice. Je n'en dis pas plus ici.

Le bilan de l'affaire est que quand "n" tend vers l'infini, P(X=k), où X est la variable binomiale de la loi B(n, p/n), a pour limite e-ppk/k! … qui est, par définition, la valeur de P(X=k), c'est-à-dire la probabilité que X prenne la valeur k, quand X suit une loi de Poisson de paramètre p.

Pour le redire:

Loi de Poisson de paramètre p : P(X=k) = e-ppk/k!

******

Dans notre approche par le monstre du Loch Ness : p = 30

Et l'événement constaté {X=30}, en passant par la loi de Poisson, avait une probabilité d'intervenir égale à : e-303030/30! A la calculatrice: e-303030/30! ≈ 0,07

Si l'on transfère la loi en supposant qu'un très grand nombre de visiteurs soit pendant l'été sur le site du Loch Ness, la probabilité que l'un d'entre eux voie le monstre est égale à : 

e-30301 /30! ≈ 10-44.

Autant dire zéro. 

Etonnée

Posté par Sejan à 11:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]