Lièvre

Objectivement, j'ai plutôt tendance à oublier que j'écris de temps en temps des livres. Il faut bien reconnaître, eu égard à leur empreinte médiatique, que je ne suis pas le seul.

Mais bon, cette fois-ci (pourquoi cette fois-ci?), je vais me laisser aller à un coup de projecteur. C'est à cause peut-être d'un petit bouquin écrit l'été passé et qui vient de sortir, et c'est là: https://www.thebookedition.com/fr/18558_auguste-sejan

Le titre : Sans ralentir le pas.

Le contenu: L'extrapolation de cinq moments de vie effectivement traversés et légèrement distordus par la fiction.

Légèrement, c'est-à-dire,  pas tant que cela .... 

ET?

Eh bien, comme il me semble que ça se laisse  lire, je le signale ...

De fait, depuis une quinzaine d'années, j'ai écrit une dizaine de bouquins, un peu plus même, dont quelques-uns seulement sont accessibles à l'adresse indiquée ci-dessus.

J'avais commencé avec Ed Nat, qui narre les trajets en TGV Paris-Lyon et retour d'un professeur au bord de la retraite rendant visite à sa mère malade et mettant à profit cet entre-deux qu'est le voyage pour se souvenir.

Quelques années plus tard, Roman-Roman mettait en scène, au fond, le même professeur, retraite prise cette fois, dans le village où il s'est replié, s'impliquant dans la vie du petit collège local en même temps qu'en hommage à Robert B. Parker, l'auteur américain d'Appaloosa, western porté à l'écran par Ed Harris qui a eu, en 2008, un joli succès, il clôt à sa place, en un effort en quelque sorte posthume, les aventures de son héros, Virgil Cole, à qui Parker avait consacré encore trois livres avant de mourir en 2010. Pour terminer ce cycle, qui l'avait enchanté, mon narrateur s'est donc attaqué au cinquième volume qui se lit - mise en abîme - dans Roman-Roman.

A l'automne 2016, c'est l'approche de l'élection présidentielle de 2017 qui m'a conduit à un essai-fiction de prospective politique : Trois jours de réflexion. Le narrateur, qui n'est pas sans point commun avec ceux des deux précédents livres, à sa grande surprise et servi par un concours de circonstances imprévisible (mais qu'il raconte), se retrouve Président de la République et va s'atteler à sa grande tâche : la réforme, la vraie, enfin, du système éducatif.

Et puis donc, là : Sans ralentir le pas.

J'ai un peu bricolé, à côté, au fil du temps, traduisant les quatre bouquins de Parker du cycle Virgil Cole évoqué ci-dessus, transposant en français le livre de souvenirs d'un ami anglais, transcrivant dans sa langue maternelle le premier roman d'une lointaine cousine partie "aux Amériques" et tant américanisée qu'elle n'en écrit plus en français, me plaisant à faire une nouvelle traduction d'un vieux (et excellent!) roman d'aventures lu à 11 ou 12 ans dans la Bibliothèque verte, un livre d'Edison Marshall, The skyline of spruce,  titré par son premier traducteur, Louis Postif,  La loi de la forêt, et qui me semblait avoir été un peu affadi par ce dernier ... Mais tout cela, non commercialisé, les fichiers dormant au fond du disque dur. Il faudrait faire des démarches, se heurter à des refus ... Tout le plaisir est dans le travail. 

Enfin, là, oui, pour cette fois, l'envie un peu plus forte d'en parler, d'être lu ?

                                              Golden RTetriever