SCENES DE LA VIE CONJUGALE
Présentation et Critique développée, intéressante :
https://www.dvdclassik.com/critique/scenes-de-la-vie-conjugale-bergman
Présentation et Critique développée, intéressante du remake / adaptation en 2021 avec Oscar Isaac et Jessica Chastaing en lieu et place d'Erland Josephson et Liv Ullman
https://www.cinechronicle.com/2021/09/miniserie-scenes-de-la-vie-conjugale-critique-130456/
Les six épisodes initiaux (en 1973-1974) pour la télévision suédoise sont en ce moment et je crois jusqu'en décembre 2022 en accès direct sur arte.tv
J'ai profité d'une disponibilité de soixante-douze heures, dégagée par une psychose familiale en lien avec le Covid, pour regarder les six épisodes de Bergman, attiré par une chronique enthousiaste entendue un matin tôt, tandis que je faisais ma gymn, sur France-Inter.
L'expérience est intéressante, mais après un départ sur les chapeaux de roue (le premier épisode est assez sidérant), le soufflé malgré tout retombe progressivement. Jusqu'à l'épisode 3 on est bien accroché et puis ensuite, l'intérêt s'effiloche parce qu'il y a presque du gag récurrent dans l'itération au fond à l'identique de la crise "je m'éloigne - je reviens". On a de plus en plus envie de dire: "Décide-toi". Il y a une indécision agaçante dans ces personnages qui dissertent à l'infini et coupent des cheveux en quatre dans l'interrogation auto-centrée: Qui suis-je? Où allons-nous? Où vais-je? Qu'avons-nous raté? Ce n'est pas de notre faute, mais quand même… On s'use à les suivre, d'autant qu'on ne voit qu'eux, en gros plan, les autres, enfants, proches, qu'on penserait essentiels, n'étant que des noms qu'on entend.
Le couple de départ avance ainsi à travers des tunnels dialogués consacrés à s'expliquer qu'ils s'aiment mais que ça ne fonctionne pas, et, séparés, partis sur d'autres partenaires, à se revoir pour s'expliquer de nouveau, au besoin après avoir un peu recouché et s'être raconté qu'ils baisaient mieux avec "l'autre", que ça ne pouvait décidément pas marcher, dans une valse sans fin du ni avec toi, ni sans toi. On achève le sixième épisode sur un statu quo qui paraît avoir vocation à durer et qui en fait les partenaires adultères satisfaits des deux mariages assez ennuyeux qu'ils ont fini, chacun de son côté, par contracter.
Je m'interroge sur la représentativité du parcours conjugal présenté par Bergman sous un intitulé qui semble indiquer qu'il vise la généralité. Cela dit, la série a eu me dit-on, au début des années 70, un succès assez extraordinaire en Suède où les statistiques font apparaître, après sa diffusion, une augmentation spectaculaire du nombre de divorces qu'on impute directement à son influence!
Je n'ai pas vu le remake :

