Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
AutreMonde
Publicité
20 novembre 2021

QUAND SAIGNER ?

OU ... QU'ENSEIGNER ?

Ecoliers

On peut supposer qu'iels vont partir à l'école ...

Iels son beauelles, non? Belleaux alors?

Iels se donnent la main en signe sans doute de confrasorité, c'est émouvant.

***

On atteint des sommets de connerie, avec l'ambition du parler dégenré.

Les zélateurs de la chose me laissent sans voix. Il y avait l'autre matin sur france-inter une universitaire distinguée qui défendait l'affaire, reconnaissant néanmoins un certain flou dans les conséquences à tirer, pour la suite de la phrase, de l'introduction du pronom iel. Mais elle trouvait tout ça "normal".

Je me demande si on peut argumenter. Ce refus d'accepter son genre biologique m'est tellement étranger que je ne parviens pas à en concevoir la substance. Il y a, nous dit-on, une souffrance, derrière. C'est alors à prendre en compte avec autant que faire se peut l'esprit ouvert. Mais y a-t-il là motif à modifier la langue? La réponse me semble d'évidence non. L'acceptation très éventuelle de "iel" ne peut de toute façon pas s'accompagner d'une remise en question des adjectifs et participes. Les gens concernés / les personnes concernées doivent, au gré de l'humeur ou des circonstances, accepter qu'iel  soit aujourdui content  et demain contrariée.

Je ne tiens pas à piétiner les gens mal dans leur peau, mais on ne peut pas changer la grammaire pour eux, on peut seulement veiller à leur faciliter la vie en s'abstenant de les moquer de façon blessante, comme on devrait le faire pour tout ce qui sort sans agressivité des usages et des normes. Au fond, l'éducation à la tolérance raisonnable d'un côté, le souci,  sans renoncer à l'expression de sa personnalité, d'éviter la provocation de l'autre, devraient suffire. In medio stat virtus.

Et comme toujours, cela passe par l'école.

Publicité
Commentaires
D
Pour moi, ça s'appelle "faire fausse route", et à grande échelle.<br /> <br /> L'étymologie du mot "péché" enseigne que le mot veut dire "faire fausse route".<br /> <br /> J'ai déjà dû dire ici que Goethe regardait déjà son monde, avec le sentiment étonné que, dans l'avenir, le monde risquait de devenir un vaste hôpital où on soignerait (et non pas enseignerait...) les souffrants, en fabriquant même de la souffrance, pour pouvoir la soigner. Nous y sommes, je vois. <br /> <br /> Je ne tiens pas à faire fausse route, quand bien même je serais en excellente compagnie. (De toute façon, être Homme, c'est faire fausse route d'une manière ou d'une autre, mais il y a manière, et manière, et toutes les manières ne se valent pas, à mon avis.)<br /> <br /> Bien que d'accord avec vous sur ce point, je ne peux que regretter à quel point l'institution de l'école... en déliquescence, tout comme l'idéal de l'éducation lui-même, se crispe en voulant étendre son pouvoir, son contrôle, sur l'éducation des enfants, au profit de la première éducation, qui doit avoir lieu... à la maison. En créant une société où les deux parents travaillent à plein temps, où l'enfant intègre les institutions sociales, et collectives, de la République à un âge si précoce, il s'agit bien d'un choix de société. Ce choix nous a été présenté comme un progrès pendant très longtemps. Il nous a même été présenté comme le seul choix possible (si, si...), et nous avons un président dans un pays qui... se cherche, (comme il cherche à savoir ce que c'est que d'être français, d'ailleurs...) qui étend et durcit l'obligation scolaire, tout comme il impose... d'autres obligations qui sont tout aussi discutables.<br /> <br /> Je vois que c'est au moment où soi, on ne peut pas défendre... son choix, faute d'y croire encore, qu'on l'impose par la force à autrui.<br /> <br /> Vieux comme le monde. On peut le trouver dans l'Ancien Testament, mais pas que...
Répondre
AutreMonde
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité
Publicité