QUAND SAIGNER ?
OU ... QU'ENSEIGNER ?
On peut supposer qu'iels vont partir à l'école ...
Iels son beauelles, non? Belleaux alors?
Iels se donnent la main en signe sans doute de confrasorité, c'est émouvant.
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On atteint des sommets de connerie, avec l'ambition du parler dégenré.
Les zélateurs de la chose me laissent sans voix. Il y avait l'autre matin sur france-inter une universitaire distinguée qui défendait l'affaire, reconnaissant néanmoins un certain flou dans les conséquences à tirer, pour la suite de la phrase, de l'introduction du pronom iel. Mais elle trouvait tout ça "normal".
Je me demande si on peut argumenter. Ce refus d'accepter son genre biologique m'est tellement étranger que je ne parviens pas à en concevoir la substance. Il y a, nous dit-on, une souffrance, derrière. C'est alors à prendre en compte avec autant que faire se peut l'esprit ouvert. Mais y a-t-il là motif à modifier la langue? La réponse me semble d'évidence non. L'acceptation très éventuelle de "iel" ne peut de toute façon pas s'accompagner d'une remise en question des adjectifs et participes. Les gens concernés / les personnes concernées doivent, au gré de l'humeur ou des circonstances, accepter qu'iel soit aujourdui content et demain contrariée.
Je ne tiens pas à piétiner les gens mal dans leur peau, mais on ne peut pas changer la grammaire pour eux, on peut seulement veiller à leur faciliter la vie en s'abstenant de les moquer de façon blessante, comme on devrait le faire pour tout ce qui sort sans agressivité des usages et des normes. Au fond, l'éducation à la tolérance raisonnable d'un côté, le souci, sans renoncer à l'expression de sa personnalité, d'éviter la provocation de l'autre, devraient suffire. In medio stat virtus.
Et comme toujours, cela passe par l'école.
