06 juillet 2009
Avis à la Population
Interruption Juilletiste jusqu'au 20.
En attendant la suite .................
28 janvier 2006
Dieu est dans les détails...
Je me fais reprendre à propos d’une des notices consacrées aux références de la leçon N° 2 de Finkielkraut. Sans vérifier au-delà du Robert (édition 1974, mais la vie de Cervantès n’a guère dû changer depuis), j’ai affirmé que le père du Quichotte avait perdu un bras à la bataille de Lépante. Une première correspondance me sermonne : « (pas un bras mais) la main gauche ». Une seconde correspondance précise encore en fournissant ses sources (www.publius-historicus.com/cervants.htm)... où l’on peut lire qu’il reçut « deux balles à la poitrine et un coup dans le bras qui lui fit perdre en partie l’usage de la main gauche ».
Dont acte… Nous allons supposer qu’internet emporte la palme de la précision et faire confiance à la dernière version, façon de dire qu’on ne nous la fait pas, à « Nous autres, modernes ».
La main gauche de Cervantès … la sonorité me fait penser au titre d’un film de Costa-Gavras de la fin des années 80, avec Tom Bérenger, sur les groupuscules racistes aux Etats-Unis : La main droite du Diable . Plutôt bon film, d’ailleurs et… titre français car le titre original était Betrayed (littéralement : Trahi).
Un rapport ? Non, sinon que là, c’est Le Robert qui m’a trahi………………
18 décembre 2005
Un Finkielkraut, un fait divers ... À suivre!
Peut-on résumer Finkielkraut sans le trahir ? Mieux : peut-on résumer Finkielkraut ? Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, etc. Donc, promettons d’essayer ! On discutera ensuite .
Quatre leçons dans son gros bouquin « Nous autres, modernes » , paru chez Ellipses. Quatre leçons enseignées ou professées, comme on voudra, à l’École Polytechnique, avant d’être, ici, réécrites.
Écoutées ? Il fut un temps, à l’X , dans le prolongement de la taupe où le cours de lettres n’avait déjà guère la côte, il fut un temps où ces leçons de « laius » s’enlisaient dans une inattention vaguement ricanante. Aujourd’hui ? Quel impact du discours sur la formation des élèves ? Quel écho dans ces esprits culturellement souvent peu matures ? On y reviendra.
Là, la réécriture en main, on voit Finkielkraut déployer son sens de la formule, souvent brillante, son aptitude à faire paraître simple le complexe (trop simple?), on mesure la richesse du terreau dans lequel s’enracinent ses références, on est séduit et puis … on se heurte à quelques foucades dans le développement logique, à quelques changements de pied qui posent une question : Qu’est-il en train de construire ? Voire : Ce discours est-il une construction ? On dit, je vais relire, on relit, le charme se remet à agir, on s’exclame : « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » … mais, non : la question demeure. Décidément… Il faut y regarder encore de plus près !
Je vais donc essayer dans les prochains jours de démarrer un résumé, leçon par leçon , du bouquin. Ensuite, si possible, j’essaierai de dépasser ce résumé pour dégager dans le livre, un sens, celui que ce travail m’aura conduit à trouver, à travers les matériaux qu’il apporte, … un sens qu’au fond, j’ignore encore !
P.S. Sur un tout autre sujet et pour prendre date -j’y reviendrai sans doute rapidement- l’agression d’Étampes ( Karen Montet, enseignante, poignardée par un de ses élèves - LEP Louis-Blériot, ZAC Guinette . Voir p.ex. Le Monde daté de dimanche 18-lundi 19/12) est totalement symptomatique , à travers les témoignages et commentaires dont font état les médias, du climat que la frilosité des responsables et le refus du système d’assumer ses faiblesses laissent s’installer, laxisme de la méthode Coué et du Tout-ne-va-pas-si-mal-Madame-la-Marquise aidant.