JLM

Paul VannierRécemment interrogé sur son équipe dans la perspective de ses ambitions de Premier Ministre, Jean-Luc Mélenchon a cité une demi-douzaine de noms, trois hommes, trois femmes, parité sans doute oblige. De mémoire, Alexis Corbière, Adrien Quattenens, Manuel Bompard, Clémentine Autain, Mathilde Panot et Caroline Fiat. Les compliments qui ont suivi étaient nettement au bénéfice des deux premiers. Soit.

Il n'a pas cité Paul Vannier (ci-dessus). Vannier a été ces dernières années son spécialiste "éducation", rédacteur du volet correspondant de son programme. Il est ces jours-ci devenu co-responsable de la préparation des législatives.

Ce jeune prof d'histoire-géo ne m'inspire aucune confiance prospective et je serais atterré de l'imaginer propulsé au ministère de l'éducation nationale. De ce que j'en ai lu (in L'avenir en commun) et entendu (à l'occasion il y a quelques années de réunions "éducation" internes à ce qui était encore Le Parti de Gauche en train de devenir La France Insoumise, auxquelles j'ai très brièvement participé), il ne m'est resté que le sentiment d'une absence de dessein général et le souvenir de la profération d'un discours syndical étriqué, à l'écart de toute vision élargie des questions soulevées. Bref ... 

C'est d'ailleurs, au-delà de la bonne impression qu'il m'inspire, la faiblesse de JL Mélenchon. Je crains qu'il ne soit pas entouré d'équipiers à sa hauteur. Il semble beaucoup compter sur Corbière (mon frère, dit-il) et Quattenens (qu'il dépeint comme un surdoué de la synthèse), soit, leurs interventions médiatiques, surtout peut-être Quattenens, ne sont pas de mauvaise qualité. Mais cela ne fait que deux.

Manuel Valls

Elisabeth Borne

 

 

 

 

 

 

 

Manuel Valls vient de donner une interview à l'Express dans laquelle il prend position pour un rapprochement de la "gauche de gouvernement" et d'E. Macron. Il est surtout probable qu'il se place. Mais j'ai toujours eu un faible pour ce méridional teigneux et je ne parviens pas à lui en vouloir pour son comportement de ces dernières années, pourtant assez erratique. Et je lui crois de vraies qualités, outre une solide expérience du pouvoir. À ce compte-là, je ne serais pas hostile à un exécutif dont il prendrait la tête et où il confierait le maroquin de l'Education Nationale à Elisabeth Borne. Cette polytechnicienne bosseuse et peu souriante ... me sourit! Certes, je la juge beaucoup sur son CV et sa mine sévère, mais par une de ces projections infondées et subjectives qui sont le fond des relations humaines, je veux l'imaginer ouverte aux idées que je porte . Pur fantasme. Les gazettes l'évoquent comme Premier Ministre. Je préfèrerais, pour ma chapelle, le ticket que j'évoque.

Il faut bien tuer le temps, dans l'attente irritante des décisions du Prince.