Soit le point de départ suivant: 

Il me paraît aberrant que des individus, quelles que soit leurs responsabilités et leurs mérites, bénéficient de revenus nets illimités. D'où l'idée d'une limite. Choisissons 300 000 € par an. Cela me semble confortable.

Il me paraît aberrant que l'on ne demande pas au citoyen qui touche un revenu, quel qu'il soit, de participer sur celui-ci à l'effort collectif. D'où l'idée d'une taxation dès le premier euro.

Il ne me semble pas aberrant de garantir à tout citoyen les moyens de rester acteur de la société en disposant d'un revenu minimum. D'où l'idée d'un revenu plancher, garanti à chacun. Base de discussion : 12000 euros annuels (1000€/mois)

Il me paraît souhaitable et nécessaire qu'un groupe parental (éventuellement monoparental, plus souhaitablement bi-parental, formé alors de deux personnes qui se sont choisies pour une vie commune, sans doute plus rarement polyparental au-delà de deux), groupe qui contribue à l'avancée de la société en élevant dans de bonnes conditions des enfants, soit aidé, si ses revenus sont faibles, par la société dans cette tâche. Prenons comme base de cette aide un montant de 6000 € annuels pour un enfant (base 1) élevé par un groupe parental au revenu annuel de 12000 €, en appliquant à ce montant de façon dégressive les coefficients 5/3 pour deux enfants, 13/6 pour trois enfants, 15/6 pour quatre enfants soit un apport respectif par enfant supplémentaire de 2/3, puis 1/2, puis 1/3 du montant de base, éventuellement à reconduire au-delà.

Cette aide doit être proportionnée aux revenus du groupe parental. On peut estimer qu'au-delà d'un net parental de 50 000€ annuels, elle n'a plus lieu d'être. On peut construire une formule simple (fonction trigonométrique) qui assure une dégressivité continue, sans effet de seuil (de 6000 à 0) pour l'aide de base (1 enfant) avec application pour 2, 3, etc. des coefficients indiqués. Si A est le montant de l'aide pour 1 enfant, et N le revenu net du groupe parental

A = 6000x(1+cos(πxN/50 000))/(1+cos(0.2307692308xπ))

Ces principes posés, revenons au revenu individuel, à brider si excessif.

Sous réserve absolue de maîtriser effectivement la transparence desdits revenus au regard de l'administration, on peut appliquer de façon simple, dès le premier euro comme affirmé, la formule (fonction hyperbolique) suivante, où B est le revenu brut et N le revenu net qui s'en déduit:

N = 30xB/(0,0001xB + 30)

Simple à appliquer, cette formule, continue, élimine tout effet de seuil et, dérivable, assure une bonne progressivité de l'impôt. En outre, elle limite à 300 000 € annuels le revenu individuel net, quel que soit le montant du revenu brut, la somme de 300 000 € n'étant d'ailleurs qu'une limite correspondant à un revenu brut "infini".

Sur la base de ces principes, on peut contrôler sur le tableau Excel ci-dessous, les résultats d'une simulation pour une échelle de revenus individuels bruts annuels jusqu'à 5 000 000 € et de revenus parentaux annuels nets (plus raisonnablement) jusqu'à 58 000 €  avec 1, 2 ou 3 enfants. Pour lire ce tableau dans le cas des groupes parentaux / familiaux, on précise ce qui suit :

L'imposition est toujours individuelle. Ainsi, un couple parental de revenu brut total 240 000 € par addition de deux revenus bruts individuels de 120 000 €, aura un revenu net double du revenu net individuel associé au brut de 120 000 € et non pas le revenu net d'un seul individu de revenu brut 240 000 €. 

La présence des enfants fait passer du groupe parental au groupe familial et ajoute au net parental l'aide à l'éducation des enfants. En colonne K, le montant de l'aide à l'éducation pour un enfant (base 1), fonction du revenu net parental de la colonne J. D'où les revenus nets familiaux en colonnes L, M, et N selon le nombre d'enfants.

La colonne H met en évidence le taux d'imposition (en %) auquel sont soumis les revenus bruts individuels. On voit clairement en comparant les colonnes F et G les effets de l'imposition hyperbolique

SCAN IMPÔTS

                                                                                   Incompréhension