On lit, pour des raisons diverses, et parfois dans l'enchaînement, on n'en dit rien. Bric-à-brac des incitations multiples, une remarque amicale ici, le suivi des lectures scolaires obligées d'un gamin là, qu'on veut soutenir, parfois un premier livre qui en appelle un second … J'ai pas mal bricolé depuis quelques semaines au gré de telles circonstances et puis, depuis quelques jours, je suis encalminé dans Thomas Mann, La montagne magique. Désir de mettre fin à un jamais lu qu'on me reproche, débouchant sur un manque d'affinités avec ce récit pesant qui met du temps à déployer ses charmes éventuels … Mi-parcours, grosso modo, avec des assoupissements, sans encore renoncer.

SINON

Une vie

 

 Le suivi d'une classe de seconde m'a sollicité pour une relecture de Maupassant: Une vie. Tout à fait passionnant. Hélas, pour moi seul. L'élève concernée, elle, ne voyait pas l'intérêt de lire une œuvre dont un résumé est sur Wikipédia et que l'on peut en outre regarder puisque quatre adaptations cinématographiques sont accessibles sur le net, sans compter un manga.

 

 

 

 

L'île du docteur Moreau

 

La planète des singes

 

 En classe de troisième, il a fallu s'atteler à H.G.Wells (L'Île du Docteur Moreau) et à Pierre Boule (La planète des singes). Ce ne sont pas des lectures désagréables, pour l'accompagnant, car pour l'élève de troisième accompagné, ce ne sont là que livres inutiles et vains, pour les mêmes raisons que ci-dessus. Il y a des films …. Pourquoi perdre son temps à lire? Triste philosophie contre laquelle il s'est avéré que lutter était un combat perdu d'avance. 

 

 

 

L'amie prodigieuse

 

Je me suis pris d'affection pour Elena Greco, l'héroïne du cycle d'Elena Ferrante (L'amie prodigieuse). Mais je me limite à l'édition de poche, ce qui me décale un peu. Enfin, dès la sortie du tome III (Celle qui fuit et celle qui reste) j'y suis allé. Toujours sous le charme.

On aime ou pas. J'aime. Il ne me reste plus qu'à attendre le tome IV (L'enfant perdue) . Ma passion s'arrête aux 23,50 € du grand format Gallimard. Je ne la monnayerai que quand l'affaire sera tombée en dessous de 10 €.

 

 

 

 

Le salaire de la peur

 

La serpe

Une sollicitude amie m'avait offert à Noël le Femina de l'année : La serpe, de Philippe Jaenada. Formidable cadeau, qui m'a passionné de bout en bout, même si les emballements de l'auteur pour l'innocence d'Henri Girard, qui enlèvent l'adhésion dans la première moitié de l'exposé, sont bétonnés de façon si manichéenne dans la contre-enquête de la seconde partie qu'on en vient à se dire que trop, c'est peut-être trop. Bref, à la fin des fins, il reste comme un doute.

Mais Henri Girard, acquitté en son temps d'un épouvantable parricide sur la formidable défense de Maurice Garçon s'étant littérairement transformé ensuite en Georges Arnaud, il fallait au moins aller (re)lire Le salaire de la peur. Et cela vaut indiscutablement la peine, malgré tout le mal que, selon Jaenada qui défend le livre, en a dit H.G. Clouzot qui l'a pourtant porté à l'écran avec Montand, Folco Lulli  et Vanel.  

                                                                      Voilà pour un petit tourne-page rapide.

Le temps passe, on se disperse, on râle après les gosses qui ne connaissent que la fascination du smartphone, contre laquelle  on ne sait comment lutter.

C'est pourtant bien de lire, Nom de Dieu !