Rentrée 2017

On y est, finalement. En place depuis hier, 4 septembre, anniversaire de la proclamation de la Troisième République. La macronienne, côté scolaire, n'en profite pas pour faire sa révolution.

Je suis étonné de lire et d'entendre les commentaires assez positifs qui entourent cette rentrée et les prises de parole de JM Blanquer ou d'Emmanuel Macron. Des mots…

Oui, il y a cette affaire de classes à 12 élèves en CP-"Rep +" … On verra à l'usage ce qu'il en est, derrière la "com". La mesurette ne me convainc nullement en termes de prise en compte et en charge des problèmes de l'école.

De fait, dans les discours dont le président et son ministre entourent cette rentrée, il n'y a rien qui dessine l'autre école nécessaire. Ou presque rien. Je suis extrêmement déçu par la frilosité dominante, qui fait que les problèmes ne sont pas abordés de front. Déçu aussi que n'apparaisse pas cette exigence qui modifierait le reste : il faut changer les conditions matérielles et morales de l'exercice du métier d'enseignant en reprenant l'ensemble du système au niveau des locaux (à réaménager), des services (à redéfinir), des concours de recrutement (à repenser), des traitements (à revoir), de la gouvernance des établissements (à reprendre).

Jospin voulait mettre l'élève au centre du système, et on en est un peu resté là. C'est une erreur. C'est l'enseignant qui doit être au centre. Et ce sont les enseignants heureux de travailler qui font les bons professeurs et à travers eux, la bonne formation des élèves. Mais ce n'est, au fond, pas compris.

On maintient le système à peu près en l'état par des modifications "à la marge". Les progrès seront du même ordre et rien de fondamental ne va bouger.

Triste perspective.

Où est l'audace?