Aux deux extrémités des préoccupations humaines …

                   Etienne Klein

                   Sept micro-conférences de vulgarisation scientifique

                             Etienne Klein : autour du Boson de Higgs

Je suis tombé là-dessus un peu par hasard. C'est accessible via un site monté par le Théâtre du Rond-Point où Etienne Klein a donné une conférence globale, ici tronçonnée en sept morceaux d'une dizaine de minutes, ce qui peut au besoin en rendre l'écoute fractionnée commode.

J'aurais tendance à conseiller malgré tout l'écoute en continu. C'est tout à fait passionnant, d'une vulgarisation amusante qui évidemment, c'est le lot des vulgarisations, n'explique absolument rien et laisse la vérité scientifique dans le flou le plus total, mais la souligne par des métaphores inventives et tout à fait étonnantes.

Etienne Klein est un excellent pédagogue et il joue parfaitement de sa voix et de quelques techniques d'exposé très efficaces. On se régale. On n'en sait pas beaucoup plus à la fin qu'au début, mais on a l'impression réjouissante de ne pas avoir perdu son temps et d'avoir été caressé par l'aile de la science.

Karin Viard

Karin Viard salace. Il s'agit là du dernier film des frères Larrieu : 21 nuits avec Pattie. Karin Viard est Pattie. La bande annonce m'avait amusé. Le casting, qui incluait André Dussolier, Isabelle Carré et Denis Lavant, talents divers mais talents assurés, m'avait tenté. Et puis Karin Viard donc, le plus souvent actrice épatante. J'avais lu de bonnes critiques dans Le Monde et dans Télérama, d'où mon extrême déception.

C'est assez résolument nul. Sous couvert d'un hymne à l'éveil de la sensualité chez une jolie quadragénaire sans désir, on a droit à de très beaux paysages du pays audois et aux discours sexuels exacerbés d'une Pattie qui semble ne vivre que pour et par "le cul", activité dont elle se plait à détailler les facettes physiologiques avec une précision étonnante, puis parfaitement lassante.

Castans-AudeLe film a été tourné à Castans, joli village isolé du Parc national du Haut Languedoc auquel sont très attachés les frères Larrieu. L'intrigue se veut fantastique, avec disparition et réapparition de cadavre. Dussolier ne m'a pas paru aussi convaincant que d'habitude en nécrophile d'opérette et le "Mets-la moi bien profond" d'Isabelle Carré, jusque-là petite bourgeoise coincée, proféré avec un manque trop évident de conviction  qui n'étonne même pas l'époux retrouvé, alors à la manœuvre, souligne le ridicule d'une problématique sensuelle que les discours excessifs de Pattie, les grimaces de Denis Lavant, et les confidences masturbatoires de Dussolier sur fond de cimetière, ne parviennent à aucun moment à engager dans la voie d'un quelconque trouble érotique.

Oui, le seul bilan est que l'Aude est un joli pays. Il n'est pas nécessaire d'aller voir le film pour en être persuadé.