Ségolène Royal vient de mettre un terme, le 18 mai, sur son site www.desirsdavenir.org de (pré)campagne, au débat ouvert sur la question: “Que faire pour que tous les élèves réussissent leur entrée en 6ème?”. Elle nous offre sa synthèse prospective sous le titre “Ce que je retiens du débat...”.

J’ai utilisé la possibilité offerte de réagir directement sur le site pour y inscrire la note qui suit. Ces politiques sont désespérants. On comprend mal ce qui les motive, hésitant à réduire à un attrait du pouvoir pour le pouvoir des démarches qui pourtant ne se fondent guère que sur l’affirmation a priori: Ça va mal, mais avec moi, ça ira mieux .... Curieux.

NOTE ADRESSÉE ****

[1] Le problème initialement soulevé de l’entrée en sixième ne pose pas dans son ensemble et sa profondeur la question éducative.

[2] Ségolène Royal le ramène - 1629 contributions d’internautes plus loin (Il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef ... Alexandre Ledru-Rollin, en 1848) - à cinq objectifs pour l’enseignement primaire. Elle accentue ce faisant la dichotomie école-collège, quand le champ de la scolarité obligatoire que couvre celle-ci doit au contraire être homogénéisé dans ses structures et ses méthodes, et conçu-abordé globalement, comme un tout cohérent, sans solution de continuité.

[3] Sur chacun des cinq points retenus: le lire-écrire-compter / le respect de l’autorité / la liaison CM2-6ième / l’implication des parents / la formation des enseignants, on trouve l’affirmation attendue d’une volonté d’action sans rien de caractéristique (tous les horizons politiques résonnent des mêmes attentes exprimées) et on cherche en vain l’indication de pistes effectives ouvrant sur l’espoir raisonnable d’une amélioration.

Le redire : il faut définir un plan d’ensemble de (re)fondation d’une “École de la scolarité obligatoire”, puis poser ses possibles prolongements (cf. rubrique “Système éducatif” in www.ednat.canalblog.com / cf. Forum social (pges 55-56) in La Jaune et la Rouge, Revue mensuelle de la société amicale des anciens élèves de l’École Polytechnique; n° 615, Juin 2006).
Cesser d’affirmer : “Voilà ce qui pèche dans le domaine des formations initiales”, et se décider à indiquer ce qui peut être fait et doit être mis en œuvre. On est pour le moment loin, bien loin, du compte.