Je retrouve le courrier furibond adressé au Monde en septembre et évoqué dans l'article " L'agression d'Étampes. Approche 1."
Je le joins au "Dossier".... On jugera de son improbable publication dans le quotidien !

RÉFÉRENCE : LE MONDE DATÉ DU MERCREDI 10 SEPTEMBRE .
Pages 10 et 11 . Cette double page a été mise en exergue (Fabrice Drouel) dans la pré-revue de presse de France-Inter (tranche 6-9).

L'humiliation des élèves! Enfin, on en parle! Car dans quelle société vivons-nous?, qui humilie 20% de ses collégiens au prétexte d'attitudes comportementales, vestimentaires ou d'écoute déviantes! Qu'est-ce que ce système pédagogique qui prétend qu'on se taise en classe, qu'on apprenne ses leçons, qu'on soit attentif aux propos de ses professeurs et qu'on travaille, faute de quoi, des remarques ignobles telles que "Pourquoi porter un jogging en cours?", "Mademoiselle vous êtes désespérante" ou, "Vous n'aurez sans doute pas votre bac" pourront être proférées. Qu'est-ce qu'un système où certains, allant jusqu'à rendre les copies par ordre décroissant des notes, en viennent, par cette pratique professionnelle inadmissible et évidemment fautive, à attirer l'attention sur le cas de ceux qui s'abonnent aux dernières places?. Je comprends parfaitement que face à de tels excès, des réactions de défense instinctive se produisent, sous forme - vieux professeur, j'en puis témoigner, et dire combien j'ai compris, sinon approuvé - de propos un peu vifs tels que "Va te faire enculer, connard (ou connasse, l'enfant tenant souvent à la correction grammaticale de son énoncé, s'il s'agit d'une enseignante)" , "Je m'en bats les couilles de tes remarques, salope (ou pédé , il ne s'agit pas là du masculin de salope, mais d'un usage courant, en lieu et place de salaud)". Je ne saurais même complètement déplorer les graffitis informatifs qui, dans leur virulence, en dénonçant parfois tel petit travers du pédagogue qu'il pourra de ce fait mieux corriger, ou un aspect de sa personnalité qu'il eut été finalement dommage de laisser dans l'ombre, soulignent combien l'humiliation faite aux élèves par des attitudes ou questionnements tels que ceux rapportés ci-dessus a été durement ressentie. Ainsi quelques " La prof de maths pue de la gueule" ou "Le prof de musique est une grosse tarlouze " me paraissent , tagués sur les murs du collège, une modeste et bien recevable réponse du berger à la bergère.

Je suis heureux de voir que Le Monde, malgré ses limitations en surface rédactionnelle, sait accorder au problème toute la place qu'il mérite et heureux aussi de voir que quelques vrais pédagogues savent dénoncer "une attitude irrespectueuse de l'enseignant" (Michel Salines) et rappeler fermement que "le droit (des élèves) doit être respecté" (Philippe Guittet) .

Je vous remercie par avance de poursuivre dans cette voie, loin de la démagogie facile qui consisterait à donner quelque crédit, en les analysant, aux rumeurs d'humiliations faites aux professeurs et se contenterait ensuite de mettre l'accent sur les vertus du travail, de la concentration, du respect dû au savoir ou de la volonté de réussir par l'effort et l'assiduité, tous aspects du comportement de l'élève qui ne servent que de cache misère à ces carences pédagogiques françaises que vous clouez si justement au pilori!